Articles récents

Nouveau Blog

28 Avril 2013 , Rédigé par Jostein

Si vous voulez suivre mon actualité, vous pouvez désormais me rejoindre sur :

http://surlaroutedejostein.wordpress.com/

Pour l'instant, vous n'y trouverez que peu d'articles mais j'espère pouvoir d'ici peu transférer mon historique.

Cet ancien blog restera en ligne tant que le transfert ne sera pas terminé.

Merci de me suivre.

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Bientôt un nouveau blog

26 Avril 2013 , Rédigé par Jostein

Comme vous avez pu le constater mon blog est"sens dessus dessous". Je tiens à rassurer mes lecteurs, je n'ai pas arrêté de lire et je vous retrouve au plus tard lundi sur un nouveau blog. Même si je n'arrive pas à exporter mes trois années d'articles sur mon nouveau blog, je repartirai de zéro.

A partir de lundi, vous pourrez lire mon avis sur :

Les exigences d'Olivia Profizi, un très bon premier roman

La première chose qu'on regarde, le dernier roman de Grégoire Delacourt.

A très bientôt

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Un père en colère - Jean-Sébastien Hongre

22 Avril 2013 , Rédigé par Jostein Publié dans #romans 2013, #romans français

Titre :Un père en colère

Auteur : Jean-Sébastien Hongre

Editeur : Max Milo

Stéphane, 48 ans, se rend à Saugny, une banlieue difficile où vivent sa femme et ses deux enfants. Nathalie l'a appelé au secours. Fred et Léa, les deux enfants envahissent la maison avec leurs copains dealers.

" on ne devrait jamais héberger en soi ces pensées terribles sur ses propres enfants, se dit-il. Mais comment accepter ce que Fred et Léa font subir à leur mère ? Comment accepter qu'ils l'aient manipulée au point qu'un mur de photos soit devenu le seul miroir où elle puisse se regarder."

Lorsque Nathalie se retrouve dans le coma alors que sa voiture a percuté un mur de plein fouet, Stéphane explose. Son cri de colère, il le lance sur un blog. Il dénonce la responsabilité de ses enfants, drogués et dealers.Ces premiers échanges lui font du bien mais très vite, il s'épanche un peu trop. Lorsque les médias s'accaparent de son histoire, toute la famille se retrouve en danger.

L'auteur met ainsi en exergue la lâcheté de la société face à la ghettoïsation,  les dangers de la médiatisation, les abus des patrons et l'abandon d'une éducation basée sur la fixation de limites.

Certes, la vision de cette société dénaturée est un tantinet partiale et classique. Une génération d'après-guerre qui s'est laissée vivre et en a oublié la rigueur nécessaire à l'éducation des enfants. Des écoles envahies par de jeunes étrangers qui sèment la peur parmi les sages collégiens et lycéens, des professeurs qui préfèrent ne rien voir par peur des représailles et des proviseurs qui craignent la mauvaise réputation. La tentation de l'argent facile pour ces jeunes désabusés par la mauvaise situation économique. 

Les enfants de Stéphane ont préféré basculer du côté de la bande des "Gremlins", seul moyen d'éviter les moqueries et coups.

" Je pense qu'entre être une victime et un bourreau, Fred a fait le choix de manière ultime, radicale, et sans limites. Sans doute qu'il s'est dit que c'était la meilleure façon d'aider sa soeur."

Nathalie, professeur à Saugny, voulait aider ces jeunes en difficulté et rester sur place pour ne pas être lâche comme les autres. Mais elle ne verra pas la détresse de ses propres enfants.

Pour ne pas tirer de généralités, l'auteur évoque le contre exemple de Kamel, un enfant de la cité qui est en classe préparatoire et qui intégrera Centrale Lyon.

Cette démonstration est très bien construite avec la découverte progressive de ce qui a amené deux adolescents à se détruire et à briser une famille. Le style est très simple, donnant plutôt au récit un aspect de reportage. Même si les constats sont un peu faciles, les dénoncer dans une situation personnelle et concrète leur donne davantage de poids et d'émotion.

 

Je remercie les Editions Max Milo pour la lecture de ce roman.

 

Dans le même thème, vous aimerez peut-être, Fleur de béton de Wilfried N'Sonde.

 

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In my mail box: semaine du 15 avril

21 Avril 2013 , Rédigé par Jostein

Quatre nouveaux livres cette semaine :

A moi seul bien des personnages de John Irving

La première chose qu'on regarde de Grégoire Delacourt

La preuve du paradis du Dr Eben Alexander

L'éternel de Joann Sfar

Bonne semaine et bonnes lectures

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Défi 2 jours, un livre...

20 Avril 2013 , Rédigé par Jostein

Toujours dans les temps cette semaine avec la lecture de :

Cherchez la femme d'Alice Ferney

Nos pleines lunes de Sophie Krebs

Froid mortel de Johan Theorin

Un père en colère de Jean- Sébastien Hongre

Par contre, je perds un temps fou à cause de la migration de plateforme d'Overblog. Et je suis tellement désolée de vous proposer, en ce moment, des articles de mauvaise qualité.

J'espère vous proposer un nouveau blog d'ici peu.

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Froid mortel - Johan Theorin

19 Avril 2013 , Rédigé par Jostein Publié dans #romans policiers, #romans 2013, #littérature nordique

Froid mortel est avant tout un thriller psychologique puisque l'auteur base le suspense sur l’ambiguïté des personnages et surtout sur celle de Jan, professeur de maternelle.

Jan vient de se faire embaucher à la maternelle qui jouxte le centre de détention psychiatrique Sainte Barbe, plus communément appelée " Sainte-Barge" car on y "traite" de dangereux malades complètement isolés du monde extérieur, comme Ivan Rössel un célèbre tueur en série. Pour adoucir ce traitement, quelques pensionnaires peuvent parler à leurs enfants qui se trouvent dans cette maternelle expérimentale.

Car le fil conducteur principal du roman est l'enfance. Comprendre comment elle peut perturber une vie, comment elle peut être traumatisante, comment chacun doit la protéger.

Lors de son entretien d'embauche, il est évident que Jan souhaite cacher un point crucial de son passé. Mais lorsqu'il est au contact des enfants, il semble les aimer et savoir se faire aimer d'eux.

Ses zones d'ombre, il les transcrit dans une bande dessinée qu'il écrit depuis plusieurs années, Le Farouche et la bande des quatre. En alternant les chapitres sur son nouveau travail et sur son passé, Jan va dévoiler ce que représente ces personnages de bande dessinée et qui est la mystérieuse Rami qu'il souhaite contacter dans l'antre si bien fermée de Sainte-Barge.

Pour mieux tisser l'intrigue, l'auteur densifie aussi le mystère autour des autres personnages. Ses collègues, Lilian et Hanna, cachent des secrets, l'une sous l'alcool et l'autre sous une froideur énigmatique. Leurs objectifs secrets vont s'allier avec la complicité de surveillants de l'hôpital.

"Si on part chercher quelqu'un qui s'est perdu dans la forêt, on peut très bien s'y perdre à son tour."

Qui se perdra dans les sous-sols de Sainte-Barge?

L'auteur brouille les pistes et nous réserve un dénouement inattendu à la hauteur du mystère de ses personnages. Il me semble toutefois que la fin souffre d'un raccourci un peu rapide avec un Ivan Rössel peu crédible.

Je n'ai pas lu les précédents romans de Johan Théorin qui apparemment étaient "des histoires policières plus complexes". L'auteur tente ici une approche plus psychologique qui est parvenue à capter mon intérêt, sans toutefois me faire frissonner. Mais cela correspond davantage à ce que je recherche dans un roman policier.

Je remercie La librairie Chapitre d'Orléans qui m'a prêté ce livre dans le cadre du Club de Lecture.

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Nouvelle version Overblog

18 Avril 2013 , Rédigé par Jostein

Overblog m'a proposé de faire migrer mon blog sur la nouvelle plateforme. J'ai eu la mauvaise idée d'accepter. Alors, désolée pour ce fouillis mais il va me falloir plusieurs jours pour comprendre et reprendre la mise en forme.

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Nos pleines lunes - Sophie Krebs

18 Avril 2013 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français, #Romans 2013, #La Plume au féminin, #Premier roman

Je suis entrée dans ce livre un peu gênée par le phrasé du premier narrateur. Au second chapitre, une seconde voix apparaît, plus douce. Le rythme de l'alternance s'installe, la musicalité des phrases courtes fait son effet, le mystère des personnages suscite l'intérêt.

Petit à petit, on comprend qu'il existe un lien entre les deux personnages. On devine plus ou moins leur histoire.

Avec un grand naturel, l'auteur évoque la brutalité, la perversion du monde psychiatrique mais aussi la naïveté, la tendresse des pensionnaires. Même si le fond est choquant, le récit est toujours d'une simplicité et d'un naturel rassurant.

Lucas peut être triste, enjoué, violent. Laetitia est sensible et mélancolique. Il aime les escargots et les mots. Elle aime les fleurs et les photos.

Puis l'alternance des voix casse le rythme comme pour mieux nous entraîner dans cette histoire dont l'auteur nous réserve l'ultime explication en fin de livre.

Même si le style et l'histoire restent très simples, la formation musicale de l'auteur se ressent fortement dans la construction et le récit. Elle parvient avec joliesse et simplicité à évoquer un thème tragique et poignant.

" Je m'arrête sur la chute d'un oisillon sans plumes. La mère au bord du nid le regarde tomber. Elle sait combien il est inutile de l'élever car il est déjà condamné."

" Parfois, l'idée me vient qu'il est peut-être heureux que cet endroit reste caché derrière ces barreaux et ces portes blindées. Pour qu'une partie du monde reste en joie. Avec ses illusions. Ses petits tracas."

Présentation de l' Éditeur ( Baudelaire) :

« Dehors il pleut des cordes. Des cordes mais sans nœuds. C’est heureux parce que moi j’aime pas les nœuds. C’est pas comme Lolita. Lolita elle s’en met plein les cheveux. Des à pinces, des violets, des à carreaux. L’autre jour elle a même dit qu’elle aimait les à petits pois. Moi les petits pois c’est le jeudi. J’en prends plein parce que moi aussi j’aime bien les petits pois. »
Deux êtres très attachants, emplis d’amour et de poésie… Une intrigue à démêler dont les rebondissements n’ont pas fini de vous surprendre… Une mosaïque à reconstituer, faite d’instants passés et présents, heureux ou douloureux, mais toujours baignés d’amour, de persévérance et d’espoir…

Quelques mots sur l'auteur :
Médaillée du Conservatoire de Paris, Sophie Krebs est professeur de formation musicale depuis trente ans. Passionnée de pédagogie, elle invente en 2003 la méthode RYTMO, une méthode d’apprentissage du rythme au travers des mots. Elle publie en 2004 des recueils de pièces de musique verbale qu’elle baptise Enfantillages et crée en 2007 les jeux de société RYTMO qui obtiennent une médaille d’Or du Concours Lépine International.
Pour passer de la musique verbale à la littérature il n’y avait plus qu’un pas…
Elle le franchit aujourd’hui avec son premier roman Nos pleines lunes

Je remercie Sophie Krebs pour la lecture de ce très beau et sensible premier roman.

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Cherchez la femme - Alice Ferney

17 Avril 2013 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français, #Romans 2013, #La Plume au féminin

ferneyTitre : Cherchez la femme

Auteur : Alice Ferney

Éditeur : Actes Sud

Nombre de pages : 550

Date de parution : mars 2013

 

 

Auteur :

Alice Ferney, est un écrivain français née en 1961 à Paris.

Elle  a été maître de conférences à l'Université d'Orléans.

Ses thèmes principaux sont la féminité, la différence des sexes, la maternité et le sentiment amoureux.

Présentation de l'éditeur : 

Étude de caractères, portrait minutieux, autopsie exhaustive d’un mari occupé de lui-même et d’une épouse qui veut franchir les turbulences, le nouveau roman d’Alice Ferney passe au tamis d’une écriture indiscrète et addictive les heurs et malheurs de la biosphère conjugale.

Mon avis :

" Serge avait choisi une femme solide et contre elle il s'était brisé."

L'issue d'une relation amoureuse est-elle prédéterminée ? C'est ce que s'applique à démontrer Alice Ferney dans son dernier roman  Cherchez la femme.

Elle dissèque avec opiniâtreté, parfois répétition pour mieux asseoir sa démonstration.

Nos actes sont le reflet de notre caractère, lui-même façonné par nos origines, notre éducation.

Pour cela, elle remonte sur plusieurs générations. Les premiers chapitres sont consacrés à l'histoire de Vladimir et Nina, les parents de Serge. Vladimir a perdu sa mère très jeune. Lorsqu'à 26 ans, il rencontre la jeune Nina, il voit en elle une future mère.

" Je veux que tu sois la mère de mes enfants. Il oubliait, par la force de sa quête, qu'il disait cela à une fille de quinze ans et demi."

Nina, élevée par sa grand-mère, réfugiée russe en mal d'enfant, ne vit pas chez ses parents. Son père, mineur, est alcoolique et sa mère est trop faible pour reprendre sa fille à l'autorité de la grand-père. Vladimir, ingénieur des Mines, est une opportunité pour sortir de son  milieu.

Trop jeune pour être mère, Nina regrettera bien vite ses ambitions bafouées et reportera ses envies de succès sur Serge, enfant doué et loué.

Serge et Jean, son frère vont grandir au milieu des cris et reproches de Nina, subissant les déménagements successifs liés au métier de Vladimir. Serge est intelligent, sportif et l'adulation de sa mère renforce son besoin de paraître, d'être mis en lumière, d'être reconnu.

Quand il rencontre la belle Marianne, fille d'une famille bourgeoise parisienne, il sait que l'aura de cette femme lui permettra d'être remarqué. Commence alors le récit de cette union face aux exigences des vies professionnelles, personnelles et contraintes des familles de Serge et de Marianne.

Marianne est le seul personnage qui fait l'effort de parler (peut-être un peu trop), de comprendre. Mais face à l'ambition de Serge, à la superficialité de ses motivations, elle peine à sauver leur famille composée maintenant de trois enfants. Son succès professionnel, son assurance mettent en exergue les failles de Serge, sans qu'elle s'en rende vraiment compte.

Derrière cette analyse psychologique très fine, cette dissection à la loupe de chaque comportement des différents personnages, il y a une réelle histoire de familles, de couples. Grâce au style simple et clair, au mélange subtil d'analyse et d'histoire, j'ai traversé ce long roman avec une réelle envie de connaître l'issue de ces couples.

Certains pourront se lasser de cette analyse trop poussée, mais personnellement, j'ai apprécié ce regard presque clinique de l'auteur sur le couple et la vie. Parce que nous les connaissons presque intimement, les personnages sont riches et attachants. Vous éprouverez peut-être de la peine ou de la haine pour Nina, cette trop jeune mère "si soucieuse de faire impression qu'elle en oubliait d'exister". Vous aurez envie de jeter Serge, cet enfant adulé devenu un ambitieux superficiel et indifférent. Vous serez agacé par Marianne "droguée qui réclamait sa dose de Serge". Et vous aurez envie de savoir si leurs destins étaient effectivement déterminés par leur éducation.

Et vous apprécierez cette magnifique photo de couverture de Norman Parkinson, célèbre photographe anglais, notamment pour Vogue.

 

Je remercie Actes Sud pour la lecture de ce roman richement construit, prenant et foisonnant.

 

plume

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Crime d'honneur - Elif Shafak

16 Avril 2013 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans étrangers, #Romans 2013, #La Plume au féminin

shafakTitre : crime d'honneur

Auteur : Elif Shafak

Editeur : Phébus

Littérature turque

Traduit par : Dominique Letellier

Nombre de pages : 410

Date de parution : mars 2013

 

 

Auteur :

Fille de diplomate, Elif Shafak est née en 1971 à Strasbourg. Elle a passé son adolescence à Madrid avant de s'établir en Turquie. Après des études en Gender and Women's Studies et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux États-Unis. Elle vit aujourd'hui à Istanbul.
Internationalement reconnue, elle est notamment l'auteur de La Bâtarde d'Istanbul (Phébus, 2007) vendu à plus de 110 000 exemplaires depuis sa sortie en France, Bonbon Palace (Phébus, 2008), Lait noir (Phébus, 2009) et Soufi, mon amour (Phébus, 2010) qui est le plus grand succès de librairie des dernières décennies en Turquie. Forte de ce succès, son oeuvre est aujourd'hui publiée dans plus de 30 langues différentes.

Présentation de l'éditeur :

« Ma mère est morte deux fois. » C'est par ces mots qu'Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l'histoire de sa famille née sur les rives de l'Euphrate et émigrée à Londres en 1970.
L'histoire, d'abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Çar Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L'histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, soeurs jumelles aux destins très différents. L'histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l'enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.
Enfin, l'histoire de ces immigrés qui ont choisi l'exil pour vivre de miracles et croire aux mirages, qui ont choisi la liberté et l'amour quand d'autres restent ancrés dans les traditions et portent au pinacle l'honneur d'une famille.

Mon avis :

Fille de diplomate, élevée par sa mère, Elif Shafak est profondément enracinée dans la culture turque mais s'enrichit d'autres univers. Ainsi, on retrouve souvent dans ses romans les superstitions et les coutumes orientales mais aussi la défense de la femme et surtout le lien très riche de la mère à l'enfant.

L'auteur dit " J'aime me perdre quand j'écris, me trouver au niveau de mes personnages...". Effectivement, Crime d'honneur nous perd dans les différentes générations pour mieux comprendre le destin d'Iskender, fils chéri de Pembe.

Pembe et Adem quittent Istambul pour l'Angleterre avec leurs deux enfants Iskender et Esma. Yunus, le troisième enfant naîtra ensuite.

L'auteur nous dévoile les sombres histoires des familles d'Adem et de Pembe. Adem a vécu la déchéance de son père dans l'alcool et la fuite de sa mère. La mère de Pembe est morte en couches, espérant enfin mettre au monde un fils après la naissance de huit filles, dont les dernières jumelles, Pembe et Jamila.

Dans chaque famille, il y a la honte de la femme salie que ce soit avec Aïsha, la mère d'Adem ou avec Hediye, la soeur aînée de Pembe. Si la femme est salie, le mari ou à défaut le fils aîné doit défendre l'honneur de la famille.

Lorsqu'Adem se perd dans le jeu et s'installe avec une danseuse, Pembe se retrouve seule avec ses enfants. Si l'homme peut tromper ou mettre enceinte une anglaise, la femme doit rester fidèle et droite.

Dans ce mélange de cultures, ces familles turques ou immigrées, le poids des traditions se trouve confronté à une Angleterre où les extrêmes (punks, immigrés...) cohabitent. Si la jeune génération comme Yunus s'adapte facilement, les mentalités des pères, oncles et même fils aînés évoluent peu. Le devoir d'aînesse se jouera mais Elif Shafak qui mêle habilement les histoires des uns et des autres réserve un dénouement inattendu.

Avec une construction originale, l'auteur nous plonge au coeur de liens familiaux troublés par le poids ancestral d'une société patriarcale, enrichis des superstitions orientales. Mais c'est toujours la force du lien entre la mère et ses enfants, les liens familiaux quelquefois renforcés par la gémellité qui sauve les destinées.  

 

J'ai lu ce roman dans le cadre du prix-relay-logo, sélection d'avril.

Crime d'Honneur d' Elif Shafak a été retenu par le jury d'avril. Il était en compétition avec Luke et Jon de Robert Williams et Yellow birds de Kevin Powers.

 

plume

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