Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 10:00

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Une belle semaine, en partie due à logoMyBoox qui m'a envoyé ma sélection de février:

Tout ça pour quoi de Lionel Shriver, une auteur que je voulais découvrir

Claustria de Régis Jauffret, qui sera ma lecture de mars pour le challenge des 12 d'Ys

Crépuscule de Michael Cunningham, un livre encensé par la presse mais peu apprécié des premiers lecteurs dont j'ai lu la chronique

Saints et pêcheurs d'Edna O'Brien , un nouveau recueil de nouvelles.

 

Ensuite CaptureTitreNB1 m'ont fait parvenir Eroticortex de Thierry Maugenest, un auteur qui s'est fait apprécié avec Les rillettes de Proust.

 

Viennent s'ajouter à ma PAL, deux nouvelles parutions :

Nuage de cendres de Dominic Cooper paru chez Métailié

Les pissenlits de Yasunari Kuwabata paru chez  Albin Michel. Cette lecture s'inscrira dans mon challenge des Nobel et me permet d'aborder la littérature japonaise, présente au prochain salon du Livre.

 

Il ne me reste plus qu'à lire !

Bonnes lectures et bonne semaine à tous.

mailbox

Par Jostein - Publié dans : Humeur du jour
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 12:13

arbres Titre : Un rideau d'arbres

Photographe : Richard Baron

Texte : Olivier de Solminihac

Editeur : Light Motiv

Date de parution : janvier 2012

 

Présentation de l'éditeur :

UN RIDEAU D'ARBRES est un dialogue innovant entre littérature et photographie. La matière du livre est créée pendant le temps de la transformation d'une cité minière: Libercourt. Richard Baron, photographe, rencontre les habitants, collecte leurs portraits, leurs attitudes, les images des lieux détruits ou rénovés. Il organise son reportage en séries. Olivier de Solminihac, écrivain, le  rejoint sans  se déplacer. Chez lui, il reçoit les images de Richard comme les cailloux d'un sentier à suivre. Olivier, sans venir à Libercourt, invente à chaque fois une fiction, une nouvelle littéraire.

 

Mon avis :

Voulez-vous traverser ce rideau d'arbres pour découvrir le dernier album paru chez Light Motiv? Vous y découvrirez de superbes photos réalisées par Richard Baron lors d'un reportage â la cité 1940 de Libercourt ( â côté de Lens dans le Pas de Calais). Les portraits sont éclatants de réalisme, de simplicité.

J'ai retrouvé les façades de briques typiques de la région, les terrils.

Le photographe parvient à proposer de belles photos de maisons en ruine, de ciels gris, de coins perdus dans la forêt parce que ses couleurs, ses contrastes sont éblouissants.

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Sur ce reportage photo, Olivier de Solminihac invente des histoires. Il n'est pas allé sur place, il se laisse emporter par les photographies. Ses nouvelles sont empreintes de solitude, d'exil, de nostalgie, de rêve. La première histoire nous mène en Pologne à la recherche de racines. La seconde histoire est touchante par la solitude d'une veuve qui "tient compagnie à la télévision" et peine sous "le poids de ce qui n'est plus là.". Parce que les phrases sont belles et les images poignantes. Ainsi, comment ne pas être touché par cette analogie entre ces jeux qui permettent d'attraper  des petites peluches grâce à une pince articulée  à la "Ducasse" (encore un mot qui me rappelle mon enfance, un mot du nord qui identifie les fêtes foraines des petites communes), et les pinces de pelleteuses qui détruisent les maisons, ou les pinces du patronat ou de Dieu qui s'abattent sur les ouvriers.

Il faut avouer que les histoires noircissent le décor avec la solitude de la retraite, les fantômes des jardins, le souvenir des massacres de la forêt. Mais, elles font réfléchir sur l'humanité qui se cache derrière le rideau.

" Il y a tellement de gens à qui il faut de l'or pour qu'ils voient des richesses. Je les plains."

" Et les histoires que j'entends me sont bien plus précieuses que tout l'or du monde."

 

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Richard Baron et Olivier de Solminihac nous ont enrichis de leurs photos et de leurs histoires. Ils nous ont fait découvrir comment une région sinistrée peut dévoiler des sourires, des écrins de verdure, des histoires d'hommes et de femmes qui tiennent à leurs rêves.

 

 

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Je remercie club libfly et les Éditions Light Motiv qui, chaque fois, me plonge avec nostalgie et bonheur dans la région de mon enfance. 

Par Jostein - Publié dans : Documents
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 12:19

restos-du-coeur.png Les échanges entre blogs peuvent aussi servir à promouvoir de bonnes actions. Sur nos radios, on entend chanter la troupe à Goldman. Les personnalités s'engagent mais c'est l'action au quotidien des bénévoles et des anonymes qui permet aussi de contribuer à la solidarité.

Je me fais donc le relais d'une action initiée par Carrefour et Danone.

En vous mobilisant sur le web, Danone et Carrefour offrent des repas aux Restos du Cœur.

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L'opération de mobilisation a lieu entre le 20 février et le 26 mars 2012.

Si vous voulez en savoir plus sur cette opération, c'est  ici.

 

Les 9 et 10 mars, des collectes alimentaires auront lieu en sortie de magasin.

Par Jostein - Publié dans : Humeur du jour
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 09:00

couteauxTitre : Le lanceur de couteaux

Auteur : Steven Millhauser

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 303

Date de parution : février 2012

 

 

Présentation de l'éditeur :

Un lanceur de couteaux transgressant les limites de son art, un homme marié à une grenouille, un enfant virtuose du tapis volant… Dans ces douze nouvelles mêlant la fable métaphysique et le récit d’aventure, l’auteur de Nuit enchantée entraîne le lecteur dans une visite fascinante et dérangeante de notre quotidien et de notre imaginaire. On retrouve ici ses thèmes favoris : l’artiste dévoré par son oeuvre pour avoir recherché la perfection ; l’enfance de plain-pied avec le surnaturel, le monde de la nuit et du songe ; le rêve américain, sa promesse du « tout est possible », ses échecs cruels ; l’irrésistible et dangereux attrait d’un envers du réel, un monde de ténèbres accessible aux seuls audacieux. L’écriture est comme toujours magistrale : acérée, précise et
poétique à la fois, d’une grande musicalité. Avec son univers très particulier où réalité et imaginaire s’interpénètrent et se confondent, Millhauser demeure un virtuose du rêve éveillé.

Mon avis :

Ce que j'aime dans les nouvelles, c'est que la brièveté permet à l'auteur de concentrer la tension et de tenir des délires fantastiques. Encore faut-il avoir un auteur qui possède un réel talent de conteur et une capacité à vous faire voyager au travers de ses descriptions très pointues. Et c'est bien le cas de Steven Millhauser qui a réussi à m'enchanter en m'emmenant au pays de l'extrême, des contes, dans le ciel et sous la terre.

La première nouvelle qui donne son nom au recueil de nouvelles donne de suite le ton. Il ya une tension soutenue identique au public et au lecteur. L'auteur démontre les dérives du spectaculaire, le côté malsain et voyeur du spectateur, toute la complexité de l'humain.

J'ai préféré les nouvelles mettant en scène les hommes ou enfants aux nouvelles très descriptives du magasin de 19 étages ou du parc d'attractions, même si ces deux nouvelles montrent efficacement "le goût corrompu des masses", comment "repousser les limites du raisonnable" pour faire davantage de profits. Il  y a parfois peu de différence entre cette exagération et la réalité des centres actuels.

Je préfère la féerie du mariage avec une grenouille, de l'enfant qui s'envole sur son tapis volant ou des automates qui se rapprochent de l'humain.

Chacun peut trouver une nouvelle qui le fera rêver, qui l'emmènera par delà les nuages, dans les méandres souterrains, au travers des rêves d'enfance grâce à la prose imagée, la déferlante envolée lyrique de l'auteur.

Sur le bandeau de l'éditeur, Eric Neuhoff dit " Steven Millhauser est un enchanteur."  Il a raison, laissez-vous enchanter...

Je remercie Albin Michel pour cette très  lecture enchanteresse.

Par Jostein - Publié dans : Rentrée d'hiver 2012
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 12:46

foerTitre : Extrêmement fort et incroyablement près

Auteur : Jonathan Safran Foer

Editeur : Points 2

Nombre de pages  : 737

Date de parution : 2006 aux Editions de l'Olivier

Date de parution en Points 2 : avril 2011

 

Présentation de l'Editeur :

Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d'inconnus qui lui révéleront l'histoire de sa famille. Après le choc de Tout est illuminé, cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d'une mémoire à jamais perdue. Quand tout a été oublié, il ne reste plus qu'à inventer.

Mon avis :

Devant l'émotion, la perplexité, la déception mais jamais l'indifférence que provoque le livre de Jonathan Safran Foer parmi les lecteurs, j'ai acheté Extrêmement fort  et incroyablement près en version Point2. Je voulais  le lire avant la sortie au cinéma de son adaptation  cinématographique.

Cette lecture sera ma contribution du mois au challenge des 12 d'Ys.

J'ai hâte de voir comment le réalisateur  s'en est sorti car il me semble que l'histoire de chasse au trésor est secondaire et que tout l'attrait de ce livre tient à son style et à sa construction.

Si ce film est un succès, l'aura et l'émotion du jeune Thomas en seront pour quelque chose. Le réalisateur ne peut que  jouer sur les relations entre les personnages qui sont souvent très fortes et émouvantes. Il doit s'appuyer sur la tendresse des personnes âgées comme la grand-mère, le vieux Monsieur Black ou le grand-père. Ce sont des points forts du roman.

Mais, tout au long du livre, le lecteur est "dans la tête et le cœur" de ce petit garçon intelligent et attachant.  La construction mêle deux histoires relatives à la perte d' êtres chers, à la difficulté de faire son deuil sans connaître ou voir le corps de l'être perdu. Ce sont des histoires d'amours  interrompus, intelligemment racontées par bribes mais avec beaucoup d'émotions. L'auteur entretient le mystère et décuple notre intérêt en nous perdant dans le temps, en faisant intervenir plusieurs narrateurs, en faisant des retours arrière, en nous donnant des indices visuels.

Toute la magie vient de cette construction, de cette maîtrise du récit et de cette façon originale de mixer l'écrit et le visuel.

Alors, comment traduire cet art littéraire à l'écran, je suis curieuse de vérifier cela.

Le film de Stephen Daldry sort  le 29 février dans les salles de cinéma. Ce sera une occasion d'en parler par un article dans le cadre de "Regarde ce que tu lis"  

 

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Par Jostein - Publié dans : Romans étrangers
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 10:00

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Deux nouveaux livres, cette semaine, dans ma boîte aux lettres.

Tout d'abord, j'ai reçu La conquête du monde de Sibylle Grimbert paru aux
Éditions Léo Scheer.

Et, dans le cadre de la découverte des Éditions Light Motiv avec club libfly  , Un rideau d'arbres. les photographies sont de Richard Baron et les textes d'Olivier de Solminihac. Je vous ferais profiter de quelques photos car elles sont superbes.

Bonnes lectures et à la semaine prochaine.

 

mailbox

Par Jostein - Publié dans : Humeur du jour
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 15:41

attachéeTitre : Attachée

Auteur : Isabel Fonseca

Éditeur : Métailié

Nombre de pages :320

Date de parution : 12 janvier 2012

 

Auteur :

Isabel Fonseca est d'origine urugayenne, elle est née aux Etats-Unis. Journaliste, elle a été sous-directrice du Times Literary Supplement. Mariée à l'écrivain Martin Amis, elle est l'auteur de l'étude d'anthropologie Enterrez-moi debout (Albin Michel, 2003).

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

A 46 ans, Jean Hubbard a réussi sa vie professionnelle. Journaliste spécialisée dans les problèmes de santé elle est mariée avec Mark, brillant directeur d'une agence de publicité. Sans problèmes, libres, riches, en pleine réussite professionnelle, ils décident de lever le pied et de partager leur temps entre Londres et un paradis tropical de l'océan Indien. Mais l'harmonie quotidienne vole en éclats lorsque Jean découvre un mail provocant envoyé par le bureau londonien de Mark. Au lieu de poser directement la question à son mari, Jean cherche sur le Web "Chose 2", une Australienne de 26 ans, et découvre des photos érotiques de l'hypothétique maîtresse. En proie à un mélange de curiosité, de jalousie, de masochisme et de dépendance, Jean se lance dans une correspondance avec Giovanna, Chose 2, en se faisant passer pour Mark. En un crescendo dramatique Isabel Fonseca compose un tableau subtil et surprenant de la cinquantaine, en montrant que la maturité et le succès n'amènent pas nécessairement l'assurance ou un équilibre émotionnel. Un roman très réussi, sagace et juste.

Mon avis :

Même si vous avez une situation professionnelle intéressante, une résidence secondaire dans une île paradisiaque de l'océan indien, il peut être difficile d'aborder la cinquantaine. Surtout lorsque vous apprenez que votre mari a une relation avec une jeune australienne qui expose ses atouts sur Internet, que votre fille s'éloigne pour vivre sa vie d'adulte, que votre père est en soins intensifs à la suite d'une opération délicate et que les médecins ne sont pas satisfaits des résultats de votre dernière mammographie. Comment vivre sa vie de femme quand vos statuts d'épouse, de mère et de fille sont en déliquescence? Peut-on renouer avec son corps en se laissant aller dans une relation purement sexuelle, retrouver son coeur auprès d'un ancien soupirant et son esprit en se dévouant à la protection d'une espèce en voie de disparition?

L'auteur écrit un roman très digne sans lamentation, cri ou pleur. C'est simplement la réaction d'une femme qui tente de retrouver ses repères. Isabelle Fonseca nous entraîne alors à Saint-Jacques, à Londres et à New-York pour suivre cette épouse, cette mère, cette fille, une femme à la recherche d'un second souffle au sein de toutes ses épreuves.

C'est un très beau premier roman, qui peut-être s'égare un peu parfois, qui ne parvient pas vraiment à créer l'émotion mais qui n'en est pas moins un très beau récit sur la femme, le couple, l'approche de la cinquantaine.

Bien évidemment, j'ai pensé au roman de Siri Hustvedt, Un été sans les hommes car le sujet est proche. Ici, on y trouve peut-être moins d'états d'âme, moins d'émotions aussi mais plus de mouvement.

La similitude des deux thèmes et la position des deux auteurs signifie-t-il qu'il est difficile d'être la femme d'un grand écrivain?

Je remercie chaleureusement Les Éditions Métailié pour la découverte de ce roman.

 

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Par Jostein - Publié dans : Rentrée d'hiver 2012 - Communauté : La littérature au féminin
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 10:11

brami Titre : C'est pour ton bien

Auteur : Alma Brami

Editeur : Mercure de France

Nombre de pages : 195

Date de parution : février 2012

 

Auteur :

Après Sans elle (2008), Ils l'ont laissée là (2009) et Tant que tu es heureuse (2010) salués par la critique et traduits en chinois, Alma Brami, 26 ans, nous offre son quatrième roman, C'est pour ton bien.

 

Présentation de l'éditeur :

La jeune mère voulait que Charlotte incarne l'inverse de tout ce qu'on avait pu lui marteler sans répit, dans son école en uniforme. Sa fille ne serait pas réduite à donner l'illusion d'être subtile sans l'être, à avoir les ongles peints et la peau veloutée, à rire en silence sans dévoiler ses dents parce que c'est plus raffiné. Charlotte serait une femme que l'on écoute pour autres choses que pour ses problèmes de cheveux et de dîner trop cuit, une femme respectée pour elle et non pour son mari brillant, une femme qui prend des décisions sans demander la permission à Dieu. Sa fille deviendrait ce qu'elle aurait aimé être elle, si son ventre ne l'avait pas surprise. Une Marie Curie sans Pierre.

Mon avis :

Alma Brami est une toute jeune romancière, qui a déjà beaucoup écrit sur la famille. Elle nous expose ici deux éducations différentes.

Lili à été élevée dans une famille très catholique où les enfants avaient plus d'obligations que de droit.Peu informée sur les choses de la vie mais bien apeurée par les risques de punition divine, Lili se retrouve enceinte à 18 ans.   Cachée puis chassée de la famille, Lili élève seule sa fille Charlotte avec, tout de même, le soutien financier de ses parents. On peut donner de l'argent mais pas de pardon.

L'adage veut que les enfants reproduisent inconsciemment le schéma parental, mais Lili s'efforce de faire le contraire de ce que ses parents ont fait pour elle. Elle ne vit que pour sa fille, la protège jusqu'à se substituer aux crèches, aux écoles maternelles.

Lorsque sa fille va grandir et tenter de vivre sa vie avec ses amies, Lili se sent  désemparée. À moins de trente ans, sa vie lui semble terminée, pas d'amis, plus de famille. Comment va-t-elle réagir? Quelle est la meilleure éducation pour un enfant? Voilà bien une question que se pose chaque parent.

Les enfants ne souffrent-ils pas toujours de trop de rigueur, trop de protection, trop ou pas assez d'amour. Une chose semble certaine, la famille et le soutien des autres sont  essentiels à l'équilibre.

L'écriture est sensible, simple mais efficace. L'auteur devrait toutefois donner plus de consistance à ses personnages, creuser davantage les failles. Car, dans cette douceur, je ne me suis ni attachée, ni insurgée contre personne.

Je remercie les Éditions Mercure de France pour l'envoi de ce roman dédicacé par son auteur.

Par Jostein - Publié dans : Rentrée d'hiver 2012 - Communauté : La littérature au féminin
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