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Sur la route de Jostein

La nostalgie de l'ange

15 Novembre 2010 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

seboldTitre : La nostalgie de l'ange

Auteur: Alice Sebold

Editeur: J'ai lu

Nombre de pages:347

 

 

Résumé:

Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie.Assassinée à l'âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. « Mon prof préféré était celui de sciences naturelles, Mr. Botte, qui aimait faire danser les grenouilles et les écrevisses à disséquer dans leur bocal paraffiné, comme pour leur rendre vie. Ce n'est pas Mr. Botte qui m'a tuée, au fait. Et ne vous imaginez pas que tous ceux que vous allez croiser ici sont suspects. C'est bien ça le problème. On n'est jamais sûr de rien... C'est un voisin qui m'a tuée. »

Susie est au Ciel, et pourtant son aventure ne fait que commencer...

Mon avis:

Le sujet du livre, la disparition et le meurtre d'une petite fille, est évidemment très émouvant. Mais l'auteur a choisi de faire raconter cet évènement par la victime elle-même, depuis le paradis.

Ce biais est en effet original et donne toute sa dimension au livre. Ce point de vue permet ainsi d'avoir plus de détachement par rapport à cet acte barbare et d'éviter le mélodramatique.Toutefois le récit est très pudique et moins profond. La jeune fille nous donne aussi une version un peu idyllique du paradis.

J'ai aussi trouvé intéressant de suivre la manière de réagir des différents membres de la famille et amis.Dans ce cas, il est difficile d'affronter la réalité et chacun assume le drame comme il peut.

Le père, inconsolable, s'investit dans l'enquête. Il veut trouver le coupable.

La mère fuit dans une relation adultère. Il lui faut trouver une issue vers le bonheur.

La soeur est sûrement le personnage le plus adulte de l'histoire puisqu'elle à la fois le besoin de trouver la vérité, de venger sa soeur qui lui manque énormément mais aussi celui  de vivre sa vie.

Le petit frère, que tout le monde veut protéger, même Susie depuis le paradis, se réfugie auprès de son père.

Quant à la grand-mère, c'est l'occasion pour elle de reprendre pied dans le concret, d'abandonner sa frivolité au profit de cette famille en détresse.

Puis, il y a les réactions des amis, des voisins et surtout celui de Ruth, une jeune fille un peu médium qui ressent les choses différemment.

Le style littéraire est classique et sobre. Je n'ai pas été insensible à l'histoire mais j'aurais aimé une version plus intense.

 

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune initié par Leyla.

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Dame langouste d'Amélie Schoendoerffer

2 Novembre 2010 , Rédigé par Jostein Publié dans #Premiers romans

langousteTitre: Dame langouste

Auteur: Amélie Schoendoerffer

Editeur: JC Lattès

Nombre de pages: 200

 

Auteur:

Amélie Schoendoerffer est née à Paris en 1968. Elle se passionne pour le cinéma et les études d’art, avant de travailler dans l’édition. Dame Langouste est son premier roman.

Résumé:

« Mon insouciance, le diabète me l’a enlevée. » 

A seize ans, Amélie est brutalement happée par une maladie viable mais incurable : le diabète insulinodépendant. 

Celle que son père, cinéaste et écrivain de renom, surnomme affectueusement « Dame Langouste », ne se supporte pas et déteste ce mal qu’elle perçoit comme une maladie honteuse. Pour continuer à vivre, elle se ment, joue avec le feu, teste ses limites. 
Etouffée par une famille qu’elle aime plus que tout, Amélie part à la conquête de ses rêves et recherche le grand frisson. Mais comment vivre une histoire d’amour losqu’on a le sentiment d’être anormal ? Comment mener une vie professionnelle équilibrée lorsque la maladie vous rappelle sournoisement à son souvenir ? 
Un récit lucide et poignant, entre folie douce et réalité cuisante, un plongeon dans la vie déjantée d’une fille « qui ne tient jamais sur ses talons aiguilles ».

Mon avis:

J'ai choisi de lire ce roman, attirée par la couverture et le résumé.

Au départ, le lecteur s'attend à un témoignage d'une jeune femme atteinte d'une forme sévère de diabète.

Mais très rapidement, l'auteur part sur le récit décousu d'épisodes légers de sa vie et une longue suite de "beuveries" et de leurs conséquences prend le pas sur le sujet principal. Il n'y a aucune profondeur, ni linéarité dans l'histoire.  Bien sûr, je comprends qu'Amélie Schoendoerffer veut ignorer ce mal et vivre normalement. Est-il pour cela nécessaire de faire étalage de cette vie bourgeoise d'artistes, de nous gaver de réceptions et de "garden-parties" qui finissent toujours par des bagarres et des vomissements ?

Certes, son père Pierre Scoendoerffer est un grand réalisateur; je comprends que sa fille l'admire mais il est sûrement possible d'en parler plus largement que d'en dire:

" Papa, personnage public important, estimé, admiré."

Fille d'artistes, Amélie voulait être actrice. Ses débuts sont décevants, alors elle décide d'être écrivain. Le talent n'est pas toujours héréditaire.

Le style est quelconque, voire grossier et irrévérencieux.

" Je me suis servi un verre de vin blanc, allumé une clope et commencé à faire la bouffe."

" On s'est bourré la gueule à la margarita en racontant des conneries devant la télé."

" l'autre avait débarqué..." (en parlant de Jacques Dutronc).

Je ne suis pas intéressée par ce genre de littérature;

 

Je remercie logo et les  jc lattès de m'avoir permis de lire ce livre. Mes dernières lectures m'avaient fait douter de mon sens critique car je trouvais tous ces livres bons ou très bons. je sais maintenant que je peux être déçue   par une lecture.

 

Mais je vous conseille de lire l'avis de Pimprenelle, moins négative que moi sur cette lecture.

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