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Sur la route de Jostein

Le glacis - Monique Rivet

5 Octobre 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

glacisTitre : Le glacis

Auteur : Monique Rivet

Editeur : Métailié

Nombre de pages : 131

Date de parution : janvier 2012

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

Laure a vingt-cinq ans lorsqu'au milieu des années 50 elle est nommée, en pleine guerre d'Algérie, professeur de lettres dans un lycée d'une petite ville de l'Oranais. Cette guerre, qu'elle ne comprend pas, la désoriente, puis lui fait horreur. Elle ne comprend pas davantage la société qu'elle découvre, une société cloisonnée où les conformismes se côtoient en toute hostilité et qu'elle choque par la liberté de ses réactions ; d'emblée elle s'y fait des ennemis, au point de se mettre en danger.
«Le temps où j'ai habité la ville était le temps de la violence. Le temps de ce que le langage officiel déguisait d'un intitulé pudique : les "événements", quand l'homme de la rue disait : la guerre. La guerre d'Algérie.
Ce pays, je ne lui appartenais pas, je m'y trouvais par hasard. J'y étais de guingois avec tout, choses et gens, frappée d'une frilosité à fleur de peau, incapable d'adhérer à aucun des mouvements qui s'y affrontaient. Cette guerre, je ne la reconnaissais pas, elle n'était pas la mienne. Je la repoussais de toutes mes forces. Si j'avais eu à la faire... - s'il avait fallu que je la fasse, aurais-je pu la faire aux côtés des miens ?»
Monique Rivet avait l'âge de Laure quand elle a écrit ce texte, vibrant, sobre et vital, témoin de son regard de femme très jeune sur une guerre que personne ne voulait reconnaître. Ce roman n'a jamais été publié auparavant.

Mon avis :

Ce roman est un témoignage différent sur  la guerre d'Algérie. Différent parce que ces évènements, comme il convient de les appeler, sont vus au travers des  yeux d'une jeune française envoyée comme professeur de français en Algérie. Déjà confrontée aux arrestations de la seconde guerre mondiale, elle comprend difficilement les interventions de l'armée française. Par bravade ou naïveté, elle s'engage sur des propos indicibles en cette période ou dans des rencontres dangereuses. Elle ne comprend pas les rancunes entre les différentes communautés et refuse la discrétion ou le choix d'un camp.

L'intérêt du livre est de jouer sur la naïveté  du personnage et le style léger du livre pour mettre en évidence ce climat malsain de persécution, de peur de la délation, de racket. Grâce aux personnages secondaires, la réalité est bien présente avec ce couple de professeurs inquiété pour une ancienne appartenance au communisme, avec le groupe de Felipe, Hocine et Tayeb appartenant au FLN ou avec Elena cette jeune médecin française qui a choisi le camp des militaires français.

Si j'ai apprécié cette façon toute en nuances de décrire le climat de l'époque, je n'ai pas vraiment adhéré au personnage de Laure. Idéaliste, elle ne semble pas remarquer que son inconscience peut porter ombrage aux gens qui l'entourent. Sa naïveté et sa méconnaissance des règles et de l'histoire du pays frôle parfois la bêtise.

J'ai lu ce roman en tant que jurée du océans

 

plume

 

 

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