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Sur la route de Jostein
Articles récents

Rentrée littéraire 2012

25 Janvier 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Humeur du jour

 

 

 

 

J'ai commencé début janvier ma découverte de la rentrée littéraire d'hiver. Elle comporte environ 480 romans, un peu moins que l'an dernier (510). On compte 311 romans français et 169 romans étrangers.

On y retrouve principalement les thèmes liés à la politique (élections présidentielles en vue), au sexe et les voyages dans les Grands espaces.

Vous pourrez suivre mes lectures sur l'onglet "Rentrée d'hiver 2012" en haut de page de mon blog.

 

 

 

 

 

Titres lus :  (cliquez sur la couverture du livre pour lire la chronique)

 

germain

 

 

merveilles

 

 

 

 

 

oubli

 

séparées

 

 

  chapeau

En cours :

 

 

Prévu :

 

 

     wiazemsky   lodge    kohler.gif

 

 

J'aimerais bien les lire :

attachee.jpg   brami.jpg   courtoisie.jpg   leger.gif   leroy.jpg   tangente.jpg   torres.jpg  claustria.jpg

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La passerelle

14 Janvier 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans étrangers

passerelleTitre : La passerelle

Auteur : Lorrie Moore

Editeur : Points

Nombre de pages : 411

Date de parution : avril 2010  et avril 2011 chez Points

 

Résumé :

Tassie Keltjin est une vraie " country girl ". Elevée dans une ferme du Midwest, elle sait à peine ce qu'est un taxi et n'a jamais franchi les portes d'un restaurant chinois. Lorsqu'elle s'installe en ville pour ses études, elle plonge avec euphorie dans ce tourbillon de nouveautés : le campus, les cinémas, les longues discussions entre amis... Elle a vingt ans et tout à découvrir. Pour arrondir ses fins de mois, elle trouve un emploi de baby-sitter dans une famille atypique. Sarah dirige un restaurant à la mode; Ed a les cheveux longs, bien qu'il frôle la cinquantaine. Ils ont adopté une petite fille métisse, Mary-Emma. Rapidement, le tableau idyllique se décompose. Le couple est de plus en plus étrange et la couleur de peau de l'enfant confronte chaque jour Tassie au racisme ordinaire. Avec une vivacité d'esprit proche de Grace Paley, Lorrie Moore dresse le portrait d'une jeune femme et de ses grandes espérances. Mais derrière l'ironie qui vise juste, c'est aussi un livre bouleversant sur la fragilité des apparences et sur une Amérique en plein désenchantement.

 

Mon avis :

Je reste un peu partagée à la fin de cette lecture. Comme il s'agit d'une lecture commune, j'ai hâte de voir ce qu'en ont pensé mes co-lecteurs.

Le roman comprend nettement deux parties. La première moitié du livre nous permet d'apprendre à connaître les personnages, les lieux. Je reconnais que l'auteur analyse avec finesse les caractères mais j'avais hâte d'arriver à une action. L'ambiance est tendue, le lecteur sent l'imminence d'un évènement capital mais rien ne vient.

De plus, j'ai eu beaucoup de mal à me familiariser avec le ton du récit. L'auteur excelle effectivement dans un humour décalé qui me laisse perplexe. Des phrases étranges s'insèrent dans le récit et certaines réparties qui se veulent drôles m'ont paru plutôt douteuses.

Par exemple en parlant du gazage des poulets : " Ce serait l'expression de la judéité des poulets- à moins que ce ne soit l'expression de la pouléité des juifs."

Certains passages (toujours dans la première partie) ont des longueurs désagréables comme la restitution des rendez-vous du mercredi soir entre parents d'enfants multi-raciaux. L'évidence est que le malaise des enfants vient de l'ambiguïté des parents.

Par contre, ce roman aborde, quelquefois trop superficiellement des problèmes structurants de l'Amérique. Si la vie universitaire, le racisme et l'adoption illustrent la première partie, l'auteur évoque rapidement le terrorisme puis d'une manière assez cruelle l'engagement du pays en Afghanistan. Et la seconde partie du livre, oubliant malheureusement un peu la petite Mary-Emma , devient passionnante. Tassie, jeune fille naïve venue de sa campagne va grandir avec les dures épreuves de la vie d'adulte. Certains passages m'ont émue malgré, là encore cet humour narquois.

La passerelle est un roman d'apprentissage. Tassie, jeune fille naïve venue de sa campagne va grandir avec les dures épreuves de la vie d'adulte. Les gens qu'elles côtoient ne sont pas toujours ce qu'ils laissent paraître.

L'auteur a peut-être voulu traiter trop de sujets. Elle a sûrement trop détaillé sa première partie, lassant ainsi quelques lecteurs ce qui est dommage. L'ensemble est toutefois intéressant même si la forme (ton, construction) ne m'a pas séduite.

Voici un extrait qui résume mon impression sur ce roman:

" Elles (les tragédies) étaient l'expression d'une société aisée, emplies de désespoir et de vérité mais dénuée de toute fonction morale." " Il fallait des plaisanteries...Et afin d'apaiser la souffrance de l'auditeur, ils valaient mieux que les blagues soient drôles. Ce qui n'était pas toujours le cas."

Lecture commune logo avec Nin4

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Balise

4 Janvier 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

baliseTitre : Balise

Photographies : Eric le brun

Textes : Elizabeth Gueuret

Editeur :Light Motiv

68 pages

Paru en décembre 2010

 

Présentation de l'Editeur :

En surface, chaque balise raconte une bribe d'histoire des profondeurs de la mer. Les marins s'y repèrent, naviguent entre elles. A terre, des hommes réparent, façonnent les bouées, les balises, et d'autres les déposent précisément en mer. C'est le récit de ces métiers en évolution, centré sur les Pharbal de Dunkerque, que trace ici Elizabeth Gueuret, sociologue qui étudie les mémoires du travail Eric Le Brun, photographe, accompagne les gestes attentifs des baliseurs, glisse avec eux dans leur regard sur les choses, sur la mer. Survient en fin du livre Marie, la sirène du sculpteur Léopold Franckowiak, comme une apparition, un dernier mirage marin BALISE est le troisième ouvrage de la collection "Long cours".

 

Mon avis :

L'intérêt de la lecture est de découvrir des horizons insoupçonnés. Light Motiv permet cette découverte de domaines inattendus, avec de jolies photos à l'appui. S j'ai eu l'occasion d'admirer des phares en bord de mer, je n'y connaissais absolument rien sur l'entretien et l'évolution des balises en mer. Il est bien dommage que tout ceci soit peut-être voué à la disparition avec le système GPS.

Si j'ai trouvé les textes un peu trop techniques et professionnels, j'ai vraiment admiré les photos qui subliment ces monstres d'acier quelquefois rouillés, perdus en mer ou monstrueux hors de l'eau tel l'albatros de Baudelaire.

Par contre, les dernières pages de texte sur la bouée sirène créé par l'artiste Léopold Franckoviak est très poétique,grâce à l'histoire de cette jeune anglaise qui a fait déposé ses cendres au pied de la bouée pour guider son fiancé disparu. C'est une très belle histoire et une jolie coutume de déposer des cendres au pied d'une bouée, repère fixe et symbole d'un point de rendez-vous.

Je remercie club libfly et les Éditions Light Motiv de me faire découvrir des domaines hors du commun que je n'aurais pas explorés  sans ce partenariat novateur.

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Terrils, Naoya Hatakeyama

16 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

terrilsTitre : Terrils

Auteur : Naoya Hatakeyama

Editeur : Light Motiv

 

 

Photographe :

Naoya Hatakeyama est né en 1958. Il obtint une maîtrise en Arts Plastiques à l'Université de Tsukuba en 1984. En 1997, il reçoit le prestigieux Prix de la photographie Kimura Ihei. Naoya Hatakeyana a re^résenté le Japon à la Biennale de Venise en 2001. Cet album fait suite à sa visite dans le bassin minier du Nord Pas de Calais en 2009-2010.

 

Mon avis :

La construction du livre est originale même si elle m' a un peu surprise au départ. L'auteur expose d'abord ses photos, sans légendes et sans commentaires.

Puis, je comprends qu'elles ont une place primordiale et parlent d'elles-même. Elles sont magnifiques, à la fois contrastées, lumineuses, avec de bons avant-plans. Il ne doit pas être facile de faire d'aussi jolis clichés avec des paysages tristes et peu esthétiques.

terrils3.jpg

Mais Naoya Hatakeyama a réussi à illustrer son texte car en parlant des terrils comme "des montagnes tombées du ciel", on perçoit cette luminosité astrale. Même trente ans après, elles témoignent d'une Histoire qu'il faut savoir perpétuer.

Bien sûr, au départ, j'ai regretté que les légendes soient reléguées en fin d'album. Puis, j'ai trouvé que cela permettait aux photos de livrer leur propre message.

Le texte, au milieu du livre, traduit en trois langues (français, anglais et japonais) est très poétique. Il insiste sur l'objectif du travail qui est de prolonger la mémoire des autres.

Je remercie club libfly et les Éditions Light Motiv qui m'ont fait découvrir ce livre dans le cadre de l'opération " Un éditeur se livre sur Libly."

 

 

terrils2.jpg

Désolée, mes photos scannées ne sont pas géniales mais je voulais vous en faire profiter.

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La dernière séance

14 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans étrangers

murtryTitre : La dernière séance

Auteur : Larry McMurtry

Editeur : Gallmeister

Nombre de pages : 322

Date de parution : 6 octobre 2011

Première publication en 1972

 

Résumé :

En 1951, la petite ville texane de Thalia, aux confins du désert, hésite entre un puritanisme de bon ton et la quête de plaisirs encore tabous Livrés à eux-mêmes, Duane et Sonny gagnent après le lycée de quoi animer leurs samedis soir grâce à de petits jobs sur la plateforme pétrolière. Du cinéma à la salle de billard, ils s'ennuient sec et attendent l'aventure en rêvant de filles belles comme le jour. Ils découvriront peu à peu que la vie n'a finalement rien d'un scénario hollywoodien. La dernière séance trace avec humour et tendresse le portrait universel d'une jeunesse qui se heurte pour la première fois à la vie. Ce classique de l'Ouest américain a été porté à l'écran par Peter Bogdanovich.

Mon avis :

A retrouver ici:

https://surlaroutedejostein.wordpress.com/2011/11/14/la-derniere-seance-larry-mcmurtry/

 

Je remercie  Logo Partenariats News Book et les Editions Gallmeister pour la découverte de ce roman.

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Cyanure de Camilla Läckberg

10 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Policiers étrangers

cyanureTitre : Cyanure

Auteur : Camilla Läckberg

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages :128

Date de parution : 2 novembre 2011

 

Résumé :

Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l’île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu’il les a déshérités. Martin se rend vite compte qu’il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Offrant une pause à Erica Falck, Camilla Läckberg tisse un polar familial délicieusement empoisonné.

Mon avis :

En mêlant les inspirations de Sherlock Holmes et Des dix petits nègres, Camilla Läckberg nous livre un huis clos policier rapide et efficace.

Martin Molin, un jeune policier se retrouve invité par Lisette à une réunion de famille dans une maison d'hôte sur une île. les révélations et harangues du patriarche richissime Ruben Liljecrona, jettent de suite un froid glacial sur le repas familial.

Argent, rivalités, secrets de famille, autant de mobiles qui viennent compliquer l'enquête de Martin sur l'empoisonnement de Ruben.

Est-ce la brièveté de cette nouvelle, mais il me semble que les personnages restent superficiels?  La jeunesse et l'inexpérience font de Martin un enquêteur peu dynamique qui paraît se laisser mener par les membres coriaces de cette famille.

Je me demandais comment en si peu de pages allait se passer le dénouement. Je vous laisse le plaisir de le découvrir.

Cela reste quand même une pâle copie de huis clos similaire.

Ce roman est ma première rencontre avec Camilla Läckberg et je lirais sûrement d'autres ouvrages de cette auteure.

Je remercie très chaleureusement ACTES SUD qui a eu la gentillesse de me faire parvenir ce livre.

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Chroniqueur officiel My Boox

10 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Humeur du jour

 

pub-concours

 

 

 

 

Le concours de critiques "Littérature" de logoMyBoox.pngest terminé et j'ai la grande chance de faire partie des cinq futurs chroniqueurs officiels du site.

Cela signifie que pendant un an, je pourrais  découvrir davantage de livres  et vous faire profiter de mes avis qui seront mis en avant sur ce site. J'espère vous faire partager de nouveaux coups de coeur.

Mon souhait est que cela soit une expérience personnelle enrichissante qui puisse vous être utile à tous les lecteurs qui suivent mon blog.

 

Sachez que logoMyBooxorganise dès lundi, un nouveau concours de critiques, cette fois-ci sur les livres pratiques.  Et, comme celui-ci, il couronnera 5 nouveaux membres officiels, avec tout ce que cela permet : mise en avant de critiques et livres gratuits toute l'année !

Alors, tentez votre chance !

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Comme une ombre

9 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

ombreTitre : Comme une ombre

Auteur : Michel Schneider

Editeur : Grasset

Nombre de pages : 336

Date de parution : 24 août 2011

 

Résumé :

« Il y a des histoires qui veulent être racontées. J'écris celle de mon frère comme en un miroir. Mais on ne sépare pas d'un miroir l'image qui s'y reflète. »

M.S.

Comme une ombre, c'est l'histoire de deux frères, Michel et Bernard, de leur enfance, de leur rivalité secrète, de leur impossible amour. D'effrayantes symétries entre les objets, les noms, les guerres, les amours. Des images obsédantes : une piscine municipale au bord de la Seine, un dancing, une caserne à Blida, un été espagnol... Et la mystérieuse L.

Michel Schneider raconte ici l'enquête du narrateur sur les traces de son double perdu : la guerre d'Algérie et ses douleurs, la musique et ses consolations, les femmes partagées — à commencer par la mère —, le désir, la trahison. Il explore le plus intime et confie la difficulté de grandir privé de son ombre.

Cherchant les mots qu'il ne lui a pas dits, et qui lui auraient ouvert ses bras, le survivant adresse au frère disparu une lettre qui ne lui parviendra pas.

Mon avis :

" Pour oublier, il faut que j'écrive."

Michel veut éclaircir cet amour qu'il avait pour son frère Bernard de huit ans son aîné. Car il fallait trouver sa place dans cette famille de 9 neuf enfants nés de quatre pères différents, tous élevés par Laurent, pianiste homosexuel, père de deux des enfants. Marthe, sa femme, est une mère volage, absente qui sombre dans l'alcool. Elle a toutefois une adoration particulière pour Bernard et Michel. Bernard adulait son père qu'il voyait comme un héros de la résistance. Michel adorait Bernard, ce demi-frère qui, pourtant, n'hésitait pas à le frapper et l'humilier.

Près de cinquante ans après, Michel reçoit une lettre de Luc, une femme sulfureuse, premier et seul véritable amour de Bernard. C'est le déclic pour enfin essayer de comprendre et d'écrire la vie de son frère. Il aimerait en savoir plus sur ce qui s'est passé en Algérie lorsque Bernard était dans les paras. Il aimerait comprendre pourquoi il a choisi de se suicider en 1976, par le biais de ces armes qu'ils aimaient tant.

L'auteur alterne les chapitres où Michel s'exprime à la première personne, ceux que je préfère parce qu'ils sont plus dynamiques et empreints de sentiments et les chapitres où sont racontés à la troisième personne les souvenirs des deux frères.

Est-ce parce que ces parties sont recréées à partir d'un lien évoqué précédemment, qu'elles m'ont parues plus ennuyeuses, détachées du réel?

En tout cas, j'ai beaucoup aimé le style très sensible qui effleure cette histoire, qui montre toute l'ambiguïté de la relation avec son frère.

"Michel, enfant, le suivait comme son ombre : faites qu'il m'aime."

Ce frère qu'il admire, qu'il imite jusqu'à aimer la même femme ou s'engager dans les parachutistes, qu'il renie aussi en prenant le contre pied sur L'Algérie.

Ce frère qu'il ne comprend pas quand il tombe dans l'alcool. Est-ce cet amour destructeur avec Luc, est-ce la nostalgie qu'il éprouve pour Laurent ou le souvenir des atrocités vécues et perpétrées en Algérie? Autant de questions que Michel se posent et qu'il voudrait évacuer en les écrivant dans ce roman.

Les personnages sont très fuyants. Il est difficile de les aimer. Sauf, peut-être Luc qui m'a émue par la fragilité de sa vieillesse, par le souvenir de cet amour ravageur, par son attachement aux Liaisons dangereuses.

J'ai choisi ce livre à ChapitreLogo, Librairie  d'Orléans dans le cadre de leur opération de prêts de livres pour une chronique, parce que MimiPinson me l'avait conseillé. N'hésitez pas à aller voir son avis sur son blog.

 

RL2011b  ce qui porte mon nombre de lectures à 31.

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Marin, les élèves de la mer

3 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

marinsTitre : Marin, les élèves de la mer

Texte : Elizabeth Gueuret

Photographies : Xavier Voirol

Editeur : Light Motiv

 

 

Ce livre m'a été envoyé par club libfly dans le cadre de l'opération "Un éditeur se livre".

J'aime beaucoup ces beaux albums qui enrichissent ma connaissance dans un domaine rare. Parce que le monde des marins, je ne connaissais pas du tout.

Elizabeth Gueuret, avec sa vision de sociologue montre bien l'évolution de ce métier. Fini aujourd'hui l'ancien mousse qui apprenait sur le tas et ne savait souvent pas nager, les élèves étudient maintenant la sécurité, l'informatique, le développement durable, la météo...

C'est dorénavant un métier très varié et il y a beaucoup de choses à apprendre tant à l'école que pendant les nombreux stages en mer.

Il y a maintenant quelques filles qui suivent cette formation, avec sûrement plus d'appréhension pour l'équilibre familial.

Quant aux photos, Xavier Voirol a su saisir la candeur de la jeunesse, cette fierté parfois ou l'étonnement. Les portraits montrent l'intérêt des jeunes pour ce qu'ils découvrent. Le métier de marin, longtemps dévalué, est maintenant diversifié mais il reste toujours l'attrait de la vie à bord (mise en évidence dans la photo page 55).

Je tiens à remercier Libfly et les Editions Light Motiv pour cette découverte.

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Le pacte des vierges

20 Octobre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

viergesTitre : Le pacte des vierges

Auteur : Vanessa Schneider

Éditeur : Stock

Nombre de pages : 192

Date de parution : août 2011

 

Auteur :

Vanessa Schneider est journaliste politique. Auteur d’un essai et d’un film documentaire, elle a publié deux romans, La mère de ma mère et Tâche de ne pas devenir folle, parus chez Stock.

 

 

 

Résumé :

2008, Gloucester, États-Unis. Dix-sept jeunes filles d’un même lycée tombent enceintes en même temps. Stupeur dans la ville. La rumeur publique fait état d’un pacte. Les gamines se seraient concertées pour faire et élever leurs enfants ensemble. Qu’en est-il exactement ? 
À une journaliste venue enquêter sur l’événement, quatre d’entre elles se racontent. 
Il y a Lana, la meneuse, dont le père a disparu un jour, la laissant seule avec une mère devenue mutique, abrutie de médicaments, d’alcool et de télévision. Placée un temps dans un foyer, elle y a rencontré Cindy dont la mère a quitté le domicile pour s’enfuir avec le plombier et que sa tante a ensuite recueillie. Il y a Sue, coincée entre ses parents puritains et bien-pensants, et Kylie, qui partage la passion de sa mère pour Kylie Minogue et enchaîne les concours de Mini-Miss depuis toute petite. 
Leurs voix se succèdent pour évoquer le « groupe », leurs relations, le mystère de leur grossesse multiple et ce pacte, qui leur permet d’échapper au quotidien d’une ville portuaire où le chômage et ses conséquences déciment les familles et laissent peu de place à un avenir meilleur. 
À travers la narration croisée de ces quatre vies d’adolescentes, à travers le récit de leur enfance et de leurs blessures, de leurs espoirs et de leurs bonheurs, Vanessa Schneider nous raconte avec tendresse et non sans humour une certaine société américaine entre désoeuvrement, rêves et réalité.

Mon avis :

A travers ces récits croisés, Vanessa Schneider parvient à dévoiler toute la complexité de l'adolescence. des jeunes filles encore naïves, attachées à leur communauté d'amies mais qui ont encore besoin de l'amour de leurs parents quels qu'ils soient et appellent au secours dans leurs discours.

Mais déjà, dans leur langage, le sens de la responsabilité, le jugement des actes apparaissent. Peut-être, à cause de ces grossesses, leurs mentalités évoluent rapidement vers une prise de conscience. Bien vite, elles savent que le pacte passé n'est pas réaliste. Comment ces jeunes filles pourraient-elles élever ensemble leurs bébés? Elles comprennent, peut-être encore inconsciemment, que le temps de la drogue, de l'alcool et de la légèreté est révolu.

C'est surtout cette évolution que j'ai apprécié, ainsi que les quelques passages émouvants sur des souvenirs de jeunesse (un voyage en famille, l'arrivée d'un colis, la visite en prison).

L'auteur tenait à montrer l'ambiguïté de Lana, la meneuse du groupe. Sa violence n'est que la conséquence de l'éducation de ses parents démissionnaires. Mais, très vite, on comprend qu'elle est une fille fragile et sensible.

Par contre, je n'apprécie pas le style lié à la restitution d'interviews qui donne de la froideur au récit. Je conçois toutefois qu'il est en parfaite adéquation avec l'enquête journalistique et le langage des adolescents.

C'est un livre témoignage d'une société, d'une ville américaine où règne l'ennui, avec les évocations sociétales de racisme, de chômage, de délinquance. On retrouve le puritanisme américain avec les familles très croyantes et les établissements scolaires qui refusent la distribution de préservatifs et de contraceptifs.

Il est vrai que ce roman donne envie de savoir ce que sont devenues ces jeunes filles trois ans après et ce qui a évolué dans les écoles américaines depuis cet évènement.

 

J'ai lu ce livre dans le cadre de l'opération "Les matchs de la Rentrée littéraire" de Price Minister et je les remercie pour cet envoi.

 

 

RL2011b     rentree litterairePM

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