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Sur la route de Jostein
Articles récents

Le ravissement de Britney Spears

18 Octobre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

rolinTitre : Le ravissement de Britney Spears

Auteur : Jean Rolin

Editeur : P.O.L.

Nombre de pages : 284

Date de parution : août 2011

 

Résumé :

Faut-il prendre au sérieux les menaces d'enlèvement qu'un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ? Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui. Certes, l'agent qu'ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelques handicaps - il ne sait pas conduire, fume dans les lieux publics, ignore presque tout du show-business et manifeste une tendance à la mélancolie -, mais il fera de son mieux pour les surmonter, consultant sans se lasser les sites spécialisés, s'accointant avec des paparazzis, fréquentant les boutiques de Rodeo Drive ou les bars de Sunset Boulevard, jusqu'à devenir à son tour un spécialiste incontesté tant de Britney elle-même que des transports en commun de Los Angeles. II n'en échouera pas moins dans sa mission, et c'est de son exil au Tadjikistan, près de la frontière chinoise, qu'il nous adresse ce récit désabusé de ses mésaventures en Californie.

Mon avis :

Ce livre fut pour moi une agréable pause dans mes lectures de la rentrée littéraire grâce au ton enjoué et à l'ironie de l'auteur. On imagine aisément le style de l'histoire lorsque l'on sait que le narrateur est envoyé par les Services Secrets afin de déjouer un enlèvement de Britney Spears par des terroristes musulmans. D'autant plus que cette mission débute le 1er avril.

" A quiconque mettrait en doute à priori la vraisemblance des menaces d'enlèvement ou d'assassinat pesant sur la chanteuse, j'objecterai qu'il n'est guère plus absurde- et plutôt plus facile- de s'en prendre à Britney Spears qu'aux tours du Word Trade Center, et que la valeur symbolique de la première, aux yeux du public américain, est à peine moindre que celle des secondes."

Je ne suis pas fan de Britney Spears, ni de sa concurrente Lindsay Lohan, qui semble toutefois attirer davantage notre espion français et je dois dire que le fond de cette histoire m'a peu intéressée. Même, si toutefois, le regard lucide et ironique sur ces starlettes capricieuses et défraîchies par leurs frasques et le récit épique de certaines scènes de paparazzi sont intéressants.

D'ailleurs, l'auteur a une vision éclairée et légèrement moqueuse de la press people et des femmes qui la font vivre, de l'art (Mark Rothko)ou des services secrets. C'est ce qui fait vraiment le charme du livre.

"Qui lit la press people ou regarde les émissions de téléréalité? fulminait-il, les femmes!"" Et pourquoi? Parce qu'elles se détestent entre elles, et qu'elles n'aiment rien tant que de voir souffrir d'autres femmes!"

Cette lecture est aussi l'occasion de découvrir Los Angeles. Mais là, j'avoue que ne connaissant pas cette ville, je me suis perdue sur les traces de mon guide qui arpente les lignes de bus et les rues et je me suis essoufflée et lassée derrière son rythme effréné. Par contre, j'ai apprécié sa vision des bâtiments, notamment des hôtels et magasins de stars et ses allusions aux SDF et squatters qui traînent dans les coins sombres. On peut apprécier aussi le récit de l'enterrement de Daryl Gates, ancien chef de la police de Los Angeles.

" Los Angeles, la ville où l'on brûle, où l'on flambe..."

Les personnages sont étonnants, que ce soit le narrateur, son ami espion du KGB Shotemur ou  Fuck, son contact à Los Angeles.

C'est donc un livre à lire pour sa forme et ses anecdotes, mais pas pour le vie de Britney Spears, dont on parle peu, heureusement.

 

RL2011b  ce qui porte mon nombre de romans lus à 24

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Galveston

17 Octobre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Premiers romans

galvestonTitre : Galveston

Auteur : Nic Pizzolatto

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 320

Date de parution : septembre 2011

 

Résumé :

Dans la lignée d'un Richard Ford, une révélation littéraire exceptionnelle, la fuite éperdue de trois personnages meurtris en quête de rédemption et d'espoir, un rond trip plein d'alcool, de crimes et de colère au coeur de l'Amérique des déshérités. 1987, La Nouvelle-Orléans. Le même jour, Roy Cady apprend qu'il a un cancer du poumon et que Stan, son boss proxénète et dealer, lui confie une mission qui ressemble fort à un piège. Sorti vivant de ce traquenard, Roy prend la fuite, emmenant avec lui Rocky, petite prostituée, et Tiffany, quatre ans. Le début d'une cavale sur les routes brûlantes du golfe du Mexique jusqu'à Galveston, Texas. Et la tentation d'un répit dans un motel paumé au milieu d'autres âmes perdues... Mais comment échapper à une bande de tueurs quand on a en sa possession des documents compromettants et beaucoup de sang sur les mains ? Vingt ans plus tard, Roy est homme à tout faire. Son corps martyrisé porte les stigmates d'un terrible drame. Il n'a pour seuls compagnons que son chien et ses livres. Quelqu'un est à sa recherche...

Mon avis :

Galveston, le premier roman de Nic Pizzolatto, est le récit d'une fuite physique contre les tueurs qui lui ont tendu un piège, mais aussi une fuite morale vers un monde meilleur.

Les personnages sont tous des êtres meurtris, souvenirs de leur enfance ou âpreté de leur vie quotidienne à La Nouvelle-Orléans. gangsters ou prostituées, ils sombrent dans l'alcool, le crime ou la débauche.

Et pourtant, au milieu de cet enfer mental, il y a l'espoir, la grâce symbolisés par cette jeune enfant, Tiffany, soeur ou fille de Rocky, la jeune prostituée que Roy Cady veut aider.

Peut-être, parce que lui ne peut plus rien espérer de la vie avec ce cancer qui le ronge, il ne peut s'empêcher d'aider cette jeune femme, lolita un peu naïve. N'est-ce pas trop tard pour elle qui ne connaît que la séduction pour s'en sortir?

C'est un roman noir, quelque fois violent mais souvent terriblement humain. Quand Roy Cady a-t-il pris la mauvaise route? Aurait-il pu se ranger et mener une vie clame auprès de Loraine, sa première amie de Galveston?

En tout cas, Roy est un être touchant, un anti-héros sensible malgré sa force musculaire. L'auteur nous fait petit à petit découvrir l'autre facette de cet homme, une vulnérabilité qui s'est glissée avec la maladie, la prison et les séquelles de son passage à tabac.

Au niveau de la construction du récit, je regrette que l'auteur est intercalé des périodes de 1987 et des périodes actuelles; J'aurais préféré une construction plus linéaire qui aurait permis, je pense, de mieux vivre l'évolution du narrateur.

C'est un très bon premier roman, une histoire d'homme au coeur d'une région très bien décrite.

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Le feu

13 Septembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

 

lefeuTitre : Le feu

Auteurs : Barbusse/ Boucq

Editeur : Invenit

Date de parution : juin 2009

 

 

Le mot de l'Editeur :

L’idée de cet ouvrage est née d’une rencontre, une rencontre presque fortuite entre deux hommes. Un siècle les sépare, mais pourtant tout les rapproche. À François Boucq le trait ciselé, percutant. À Henri Barbusse les mots crus, justes, claquants de précision ; car il fallait au moins cela pour témoigner d’une guerre sur laquelle tout a été dit, ou presque. De tous ces mots qui sont autant d’images. De cette horreur banalisée partagée par ces millions d’hommes partis la fleur au fusil pour une « affaire » qui ne devait pas durer et dont le destin s’est irrémédiablement enfoncé dans une interminable descente aux enfers. Embourbé dans l’absurde, dans l’ironie tragique des choses qui a vu, comme jamais encore, monter une profonde humanité à mesure que le conflit les précipitait dans l’enfer. Comme un dernier soubresaut de la bête qui refuserait de vendre son âme au diable, comme une ultime rébellion de la chair à canon. C’est de ce phénomène, certainement unique, que cet ouvrage a choisi de témoigner. Du destin de ces hommes victimes de la « sale guerre », dont le quotidien ne fut que peur, boue, ennui, vermine, cadavres, mais si profondément humains, touchants dans leurs élans de fraternisation, dans leurs tentatives de mutinerie et plus encore dans le regard qu’ils étaient encore capables d’avoir pour l’autre, alors qu’ils étaient eux-mêmes plongés au plus profond de l’horreur.

 

Mon avis :

 

Henri Barbusse a écrit Le feu pour témoigner de ce qu'il a vu dans les tranchées. Sa différence est de parler vrai des hommes qui l'accompagnent. Il refuse que l'on modifie ses mots. Les hommes existent avec leur nom, leur patois.

Boucq, illustrateur lillois, image ses propos. Il y a une juxtaposition des légendes réalistes et des textes métaphoriques de Barbusse.

La réunion de ces extraits constitue un témoignage complet sur l'horreur de la guerre des tranchées, mais aussi sur les débuts de l'aviation, les occupations artistiques des poilus, du rôle des chiens, des progrès de l'industrie et de la recherche médicale.

C'est un récit violent, mais humain qui souligne la proximité des combattants ennemis lors des fêtes, des hommages aux morts ou des prières.

Les dessins sont en adéquation avec le texte de Barbusse. Ils sont parfois simplistes mais le regard des hommes est assez évocateur, leurs blessures atroces, leurs allures sont conformes au récit. L'illustrateur reproduit parfaitement les paysages fantomatiques décrits par Barbusse.

Le choix des extraits est pertinent et permet une vision réaliste et ouverte de ce conflit.

Je remercie   club libflyet les Editions Invenit pour l'envoi de ce très beau document.

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Nu rouge

31 Août 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Premiers romans

nu rougeTitre : Nu rouge

Auteur : Frédéric Touchard

Editeur : Arléa

Nombre de pages : 204

Date de parution : août 2011

 

Résumé :

Terminant sa thèse sur Édouard Pignon, c’est vers le Nord-Pas-de-Calais, région natale du peintre, que Camille décide de partir. Elle veut mettre ses pas dans les siens, retrouver les lieux de son enfance, voir de ses yeux les lumières, les gens, les paysages qui ont inspiré le peintre. Mais, très vite, cette quête va prendre une autre dimension. Guidée par Jean, rencontré par hasard et avec qui se noue le début d’une histoire, elle plonge dans une réalité qu’elle n’imaginait pas, faite de luttes et de traditions ouvrières malmenées par la disparition des mines et des filatures. Dumont Cassel à Marles-les-Mines, de Roubaix à Dunkerque, mais aussi à Calais, elle découvre pêle-mêle et en accéléré les blessures de la Grande Guerre, les friches industrielles, l’errance désespérée des sans-papiers. Chaque rencontre, chaque lieu visité lui parlent de résistance et d’engagement politique. Mais que pèse sa vie face à ce destin collectif ? Rien ni personne, même pas Jean, surtout pas Jean et son amour naissant, ne pourra l’empêcher d’aller vers son destin. Et le geste insensé qu’elle décide d’accomplir la révélera à elle-même.

Mon avis :

" De ce Nord, Camille ignore encore l'ordre et les désordres..."

Moi, ce Nord, je le connais un peu puisque j'y suis née. Et pourtant, j'ai beaucoup appris dans ce livre. L'auteur parle de la région Nord/Pas de Calais sous plusieurs dimensions (géographique, historique, sociale et culturelle).

Suite de mon avis sur mon nouveau blog :

http://surlaroutedejostein.wordpress.com/2011/08/31/nu-rouge-frederic-touchard/

 

 

Je remercie Logo Partenariats News Book et les Editions Arléa pour la lecture de ce livre.

 

RL2011b  challenge-rentrée-littéraire-2011-PE

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En finit-on jamais d'aimer ceux que l'on aime

21 Juin 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

moriconiTitre : En finit-on jamais d'aimer ceux que l'on aime

Auteur : Martine Moriconi

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 195

Date de parution : mai 2011

 

Résumé :

Pauline et Guillaume, Elisabeth et Pierre, Benjamin, Olivier... Dans les années 80, ils étaient inséparables, de ces amitiés qui se nouent à l'aube de l'âge adulte et qui durent pour la vie, même quand la vie nous fait prendre des chemins différents. Vingt-cinq ans plus tard, à l'heure des premiers bilans de la cinquantaine, Pierre et Elisabeth ne savent plus pourquoi ils sont toujours ensemble ; Benjamin papillonne comme un éternel ado, Olivier tire sa révérence. Et Pauline... Contre toute attente, Pauline retrouve Guillaume, le seul à s'être clairement éloigné de tous les autres. Ils ont tellement joué « je t'aime moi non plus » tous les deux, et ça s'est si mal terminé... Espérer contre l'évidence, les statistiques, les leçons du passé, bref la raison la plus élémentaire, que vingt-cinq ans plus tard les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets : Pauline a conscience de son inconscience. Mais le coeur a ses raisons, etc. Le coeur a ses secrets, aussi : pour ne pas réveiller les démons du passé, Guillaume demande à Pauline de taire leur histoire. Vouloir garder un tel secret devant ceux qui vous connaissent le mieux et qui vous ont ramassée en miettes après la rupture, c'est une gageure. Presque aussi risquée que de ne pas tourner le dos à cette deuxième chance que lui offre la vie. D'ailleurs, Pauline n'est plus si sûre de vouloir la saisir...Avec comme fil rouge l'histoire de Pauline et Guillaume, un « Vincent, François, Paul et les autres » d'aujourd'hui qui nous tend, avec humour et tendresse, le miroir de toute une génération.

Mon avis :

Martine Moriconi écrit ici un roman doux-amer sur l'amitié, le couple et les aléas de la vie. on retrouve une bande de copains vingt ans après. Le temps a marqué les personnes et les couples ont évolué suite aux  situations sociales difficiles, au chômage,à  la difficulté de travailler dans le monde des médias. C'est un monde difficile parce qu'il faut toujours trouver de nouvelles idées, gagner à l'audimat, éviter si possible de faire de mauvaises séries. Martine Moriconi nous parle ici en professionnel puisqu'elle est scénariste pour le cinéma et la télévision. Elle a un regard lucide sur ce milieu.

Mais, c'est avant tout un roman sur l'amitié, ses mensonges, ses tromperies et la difficulté de faire durer un couple. Parce que l'on ne réagit pas de la même manière à vingt ans qu'à cinquante, il faut passer de l'espoir de rencontrer l'homme de sa vie à la résignation, la seule volonté de se faire plaisir et d'éviter la solitude.

Le style littéraire est moderne et dynamique. La construction en paragraphes alternant les situations actuelles et les actes de jeunesse permet de distiller habilement des éléments d'analyse, de compréhension.

J'ai aimé le ton et l'atmosphère car Pauline analyse avec beaucoup de délicatesse la situation. elle constate plus qu'elle ne regrette, ce qui en fait un livre positif.

J'ai ainsi repensé au livre de David  Foenkinos La délicatesse. Même si il n'y a pas le même degré de finesse, on en retrouve l'esprit d'équilibre entre amour et amitié.

Martine Moriconi a réussi un livre agréable à lire , lucide. Un premier roman réussi.

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Céline's band

30 Mai 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans français

celineTitre : Céline's band

Auteur : Alexis Salatko

Editeur : Robert Laffont

Nombre de pages : 202

Date de parution :  mai 2011

 

 

 

Résumé :

De 1945 à 1950, Louis-Ferdinand Céline vit en exil au Danemark. Après avoir passé un an dans les geôles danoises, il loge dans un taudis, en résidence surveillée, sur les bords de la Baltique. C'est là que Marcel Aymé, porté par le succès de Clérambard représenté à Copenhague, vient retrouver son vieil ami. Marcel, le témoin muet des bons et des mauvais jours, celui qui n’a jamais lâché Louis malgré leur différend et les assauts de la meute, est le seul à lui arracher un semblant de repentir, tout là-bas, au coeur de la nuit nordique. Céline est l’auteur français le plus lu et le plus commenté au monde. Comment expliquer ce mélange de fascination et de répulsion qu’il inspire encore aujourd’hui ? Cette amitié de trente ans entre Marcel et Louis est le prétexte pour explorer la vie de Céline, cerner sa personnalité dans toute sa complexité, bref tenter de percer son mystère, à travers une fiction inspirée des séquences les plus marquantes de sa vie.

Mon avis :

A l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Céline, beaucoup de témoignages paraissent chez nos libraires.

Je viens d'avoir l'occasion de lire Céline's band d'Alexis Salatko, grâce à NewsBook.

Salatko est parvenu à faire de cette fiction biographique un roman très vivant.

Pour cela, il a pris le biais d'un récit fait par Max Hardelot à un jeune homme un peu perdu qui vient de quitter son domicile familial. Une grande amitié naît entre ces deux personnages.

Max fait ainsi partie de la bande à Céline composée de le Vigan l'acteur, du peintre Gen Paul et de Marcel Aymé.

Max explore surtout l'amitié inconditionnelle que voue Marcel Aymé à Céline. Bien sûr, il évoque l'antisémitisme de Céline, qui a peut-être commencé lorsque sa femme, l'américaine Elisabeth Craig, inspiratrice du Voyage au bout de la nuit, l'a quitté pour un juif américain.

Les pamphlets antisémites de Céline publiés en 1937 et 1938, ont sali sa réputation de grand écrivain. Accusé de collaboration avec les allemands, réfugié à Sigmaringen, repère des décideurs allemands et vichyistes, puis accusé et enfermé dans une prison danoise, Céline vieillit et s'aigrit de plus en plus. Il est un peu jaloux de la réussite de son ami Marcel Aymé, et réciproquement. L'un ayant le génie et l'autre le succès. Pourtant seul, Marcel Aymé,  le soutiendra jusqu'au bout. Quand il est amnistié sous son nom de naissance, Destouches, Céline rentre en France, continue à écrire mais vit en reclus avec ses nombreux animaux.

Alexis Salatko écrit un roman captivant, s'abstenant de toute calomnie ou bienveillance. Le lecteur comprend surtout la volonté de Marcel Aymé à défendre cet ami, cet auteur génial qui a toutefois une verve agressive et un comportement rebelle.

L'auteur se plait à rappeler que le médecin Destouches a toujours exercé son métier avec compassion, tel le "Petit Père des Pauvres" et que si son antisémitisme était affiché, il ne l'aurait jamais poussé à dénoncer qui que ce soit.

  Tant d'autres personnalités de l'époque ont choisi la mauvaise route, ce qui ne remet pas en cause le talent de l'écrivain.

L'histoire parallèle de Max Hardelot, déstabilisé depuis l'accident de son fils, est très touchante et ajoute à cette fiction une dimension émotive et humaine.

C'est donc un livre très agréable qui permet de découvrir la vie de cet auteur souvent critiqué mais qui est une référence scolaire des lycées.

Je remercie les ROBERTLAFFONT.jpg et Logo-Partenariats-News-Book.png (lien NewsBook) pour la découverte de ce livre. Il faut noter la superbe photo en bandeau qui représente Louis Ferdinand Céline et Marcel Aymé assis au pied d'un arbre.

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Combat de coqs en Flandre

19 Mai 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

coqTitre : Combat de coqs en Flandre de Rély Cogghe

Auteur : Jean-Bernard Pouy

Editeur : Invenit collection Ekphrasis

 

 

 

 

Résumé

Une lecture de Jean-Bernard Pouy d’après l’œuvre de Rémy Cogghe

 « Au moins, avec la peinture de la fin du XIXe siècle, il y a, sans vilain jeu de mots, à croûter » : avec sa gouaille habituelle, Jean-Bernard Pouy ouvre l’exercice qui lui a été confié et livre son interprétation du Combat de coqs en Flandre (1889) conservé au musée La Piscine à Roubaix. Il frime, il tergiverse, il tourne autour de la toile tel un fauve entêté. Il y fait intriguer Zola, y reconnaît Victor Hugo, « notre Totor national », en spectateur omniscient, présidant cette assemblée de parieurs qui incarnent à la fois la France qui travaille et la France qui dirige dans une bataille qui pourrait tout aussi bien avoir comme décor la scène d’un théâtre que celle de l’hémicycle. Faussement enveloppée d’une verve triviale, c’est une réflexion habile sur la tradition et l’interprétation dans l’art que nous livre Jean-Bernard Pouy

Mon avis :

Transféré sur mon nouveau blog :

http://surlaroutedejostein.wordpress.com/2011/05/19/combat-de-coqs-en-flandre-jean-bernard-pouy/

 

Je remercie club libfly qui m'a permis de lire ce livre dans le cadre de l'opération "Un éditeur se livre"

 

Je remercie l'Editeur pour cette collection exceptionnelle, qui associe même au livre envoyé un  marque-page aux couleurs de l'oeuvre du peintre d'une grande beauté.

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Danbé

7 Mars 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

danbeTitre : Danbé

Auteurs : Aya Cissoko et Marie Desplechin

Editeur : Calmann-Lévy

Nombre de pages : 186

Date de parution :16 février 2011

 

 

 

Résumé:

Une petite fille immigrée grandie heureuse à Ménilmontant, frappée par une série de deuils familiaux, devient championne de boxe puis étudiante à Sciences Po : le parcours hors du commun d’Aya, raconté avec force et justesse par Marie Desplechin. Danbé est le résultat d’une longue conversation entre Aya Cissoko et Marie Desplechin. Quand elles se sont rencontrées chez des amis communs, le projet d’écrire une « vie d’Aya » était déjà ancien ; Aya en avait posé les grandes lignes sur le papier. Il pouvait sembler curieux, voire prématuré, de se lancer dans un récit autobiographique, quand son auteur avait tout juste une petite trentaine d’années. Mais son destin à la fois exemplaire et particulier justifiait la démarche. Fille de parents maliens venus d’un village pour s’installer à Paris, Aya connaît les conditions de vie difficiles d’une famille pauvre et déracinée. Sa petite enfance, pourtant habitée de souvenirs délicieux, prend fin dans l’incendie de l’immeuble de Ménilmontant où les Cissoko se sont installés. Aya perd son père et sa petite sœur. Moins d’un an plus tard, c’est son petit frère qui meurt brutalement, d’une méningite. Sa mère se retrouve seule avec les deux aînés, mais elle tient tête à sa famille qui lui demande de rentrer au Mali et décide de rester en France. Elle souffre d’une insuffisance rénale, qui lui vaudra dans les années qui viennent deux greffes de rein. Il en faut moins pour détruire des individus. Et pourtant. Massiré tient le cap, aidée en cela par la ténacité de ses enfants. Aya, qui a commencé la boxe française à huit ans, se révèle extrêmement douée pour ce sport. Est-ce la boxe qui sauve la jeune fille ? Ou son obstination qui fait d’elle une championne ? Passée à la boxe anglaise, elle remporte à 26 ans, en un an, tous les combats auxquels elle participe. Le dernier fait d’elle une championne du monde. Mais, blessée lors du combat, paralysée de la moitié du corps, elle apprend qu’elle a perdu en une fois tout ce qu’elle vient de gagner : elle ne pourra plus jamais boxer. Elle est tombée, elle se relève. Une fois encore. Tout est dans la dignité : le danbé en bambara.

 

Mon avis:

Ce livre est un superbe témoignage d'une jeune "française d'origine malienne". Un petit plus qui, pour Aya, est superflu. Car elle est française et née en France.
J'ai distingué deux parties dans ce livre.
Tout d'abord, j'ai découvert l'enfance d'Aya, logée dans un ghetto parisien. On y comprend jusqu'où le racisme peut conduire,incendier les immeubles habités par les immigrés.
Mais ce n'est que le début des difficultés, car la société les parque et ne les aide pas en cas de besoin vital.
J'ai trouvé cette partie très bien écrite avec beaucoup de poésie et d'émotions malgré la douleur.
Ensuite, les auteurs évoquent l'adolescence d'Aya et ses exploits dans le domaine de la boxe. Ici, le ton me semble différent. Il s'agit davantage d'un document, d'un témoignage.
Mais c'est tout aussi intéressant car j'ai découvert l'inhumanité des fédérations sportives. Celles-ci préfèrent la publicité au bien-être de ses sportifs.
Dans les deux parties, j'ai apprécié le caractère d'Aya. Elle est volontaire, déterminée mais son respect pour les enseignements de sa mère, Massiré,est sincère. Elle a compris qu'au travers de toutes les épreuves, il fallait garder "le danbé", c'est à dire la dignité.
Massiré est un exemple d'intégration, elle a su élever dignement ses enfants, malgré les nombreuses difficultés.
C'est un livre témoignage important et j'espère qu'Aya réussira ses études et sa vie.
Je remercie   logo     et les Editions Calmann-Lévy pour la découverte de ce roman.

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Mon bilan 2010

3 Janvier 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Humeur du jour

Une année s'en va et une autre commence. c'est souvent l'occasion de faire le point sur les faits marquants de l'année écoulée.

 

Ma palme 21010 ira à:

oksanen   lila affranchis

 

- Sofi Oksanen avec son roman "Purge" pour la catégorie Roman Étranger

- Blandine Le Callet avec "La ballade de Lila K" pour la catégorie Romans Français

- Liliana Lazar et son roman "Terre des affranchis" pour la catégorie Premier Roman

 

 

J'ai eu le plaisir de lire les nouveaux romans de mes auteurs préférés:

- Tracy Chevalier  avec "Prodigieuses créatures"

- Laurent Gaudé avec "Ouragan"

- François Vallejo avec "Les soeurs Brelan"

- Nenning Mankell avec "L'homme inquiet"

 

J'ai découvert des auteurs que je n'avais jamais lu et qui m'ont séduite:

- Virginie Despentes avec "Apocalypse bébé"

- Mathias Enard avec "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants"

- William Boyd avec "Orages ordinaires"

 

J'ai pu lire d'anciens romans grâce aux lectures communes ou aux challenges:

- "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" d'Harper Lee

- "La conjuration des imbéciles" de John kennedy Toole

-  "Le coeur cousu" de Carole Martinez

- "Des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes

- "Le joueur d'échecs" de Stefan Zweig

 

J'espère que l'année 2011 sera aussi riche en découvertes littéraires.

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La couleur des sentiments

19 Décembre 2010 , Rédigé par Jostein Publié dans #Romans étrangers

couleurTitre : La couleur des sentiments

Auteur : Kathryn Stockett

Editeur :Editions Jacque

Nombre de pages: 525

 

 

Auteur:

Kathryn Stockett a grandi à Jackson. Elle vit actuellement à Atlanta avec son mari et leur fille, et travaille à l'écriture de son deuxième roman.

Résumé:

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l'Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

Mon avis:

Beaucoup d'américains des États du Sud du début du XX ème siècle ont été élevés par une bonne noire. Il en reste un attachement très fort, une reconnaissance, mais quelquefois contrarié par l'obéissance aux règles anti-intégrationnistes encore en vigueur mais surtout présentes dans les têtes jusqu'à la fin des années 60.

Tout noir qui enfreint les règles risque le renvoi, le lynchage et même la prison. Mais au-delà du racisme, il y a surtout à Jackson de mauvaises personnes comme Miss Hilly. Elle est raciste mais aussi jalouse, arrogante et méchante même envers de concitoyennes blanches comme Célia ou Skeeter. S'en prendre à elle expose à tous les risques.

Pourtant, après beaucoup d'hésitations, certaines bonnes osent témoigner de façon anonyme dans le livre de Skeeter. C'est une volonté forte de changer les choses, de venger leur amie et d'oser enfin dire la vérité.

Le style est très agréable avec l'alternance des différents points de vue et le ton spécifique aux bonnes empli d'humour et de tendresse. Elles sont entières, simples et naturelles. Elles  aussi, ont un mélange de sentiments envers leurs employeurs : crainte, respect, étonnement et moquerie.

Ce récit est vraiment une tranche de vie, de cette vie américaine des années soixante où l'intégration se fait très difficilement.

Kathryn Stockett nous livre ici un très bon  premier roman, vibrant et humain.

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