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Sur la route de Jostein

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Burgers, les recettes du camion qui fume

23 Novembre 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

burgers.jpgTitre : Burgers, les recettes du camio qui fume

Auteur : Kristin Frederick

Editeur : Tana Editions

Nombre de pages : 135

Date de parution : 18 octobre 2012

Transféré sur mon nouveau blog :

http://surlaroutedejostein.wordpress.com/2012/11/23/les-recettes-du-camion-qui-fume/

Présentation de l'éditeur :

L’engouement outre-atlantique pour les « gourmet food trucks », camions servant de la nourriture à emporter préparée par des chefs, est en constante progression. C’est le moment que choisit Chef Kristin pour quitter sa Californie natale afin de suivre une formation à l’Ecole Supérieure de Cuisine Française Ferrandi à Paris. Son séjour lui permit de remarquer quelques manques dans la restauration à emporter parisienne. Elle régale depuis le mois de novembre quelques 300 habitués qui se pressent tous les midis place de la Madeleine ou place de la Concorde, selon les arrêts programmés du fameux "Camion qui fume". C'est l'énorme succès "gastronomique de la rentrée". On ne parle que de ses hamburgers qui viennent d'être élus par le Figaro comme les meilleurs de Paris !!
C'est aux éditions TANA qu'elle a choisi de faire partager ses meilleures recettes de burgers ! Vous découvrirez les secrets du pain fait par un excellent boulanger, de la délicieuse viande hachée, des frites taillées maison, du cheddar affiné, dans un reportage photo réalisé pour cet ouvrage. Vous trouverez aussi 30 recettes de délicieux hamburgers à réaliser chez soi !
On ne parle que d'elle dans les journaux et sur les blogs ! Il faut faire parfois plus de deux heures de queue pour avoir la chance de déguster ses délicieux burgers !

 

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Les lois fondamentales de la stupidité humaine

18 Mai 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

stupiditéTitre : Les lois fondamentales de la stupidité humaine

Auteur : Carlo M. Cipolla

Editeur : Presses Universitaires de France

Nombre de pages : 72

Date de parution : 2 mai 2012

 

Présentation de l'éditeur :

Comment évaluer l'impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l'ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l'historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique.
Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre « pseudo-scientifique », comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd'hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
Diffusé en 1976 aux États-Unis sous la forme d'une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l'anglais, à l'automne 2011.

Mon avis :

Carlo M. Cipolla nous fait ici une superbe démonstration mathématique, graphique à l'appui et énonce les cinq lois fondamentales pour classer les êtres humains en quatre catégories : les intelligents, les bandits, les crétins et les stupides.

Le principe est simple. On porte sur l'axe horizontal la mesure du bien que l'on fait à soi-même et sur l'axe vertical celle que l'on porte à l'autre. Si je me procure un avantage au détriment d'un autre, je suis un bandit. Si les deux parties en tirent un avantage, on est dans le quart des intelligents et ainsi de suite.

Ainsi les militaires qui ont des actes destructeurs qui ne leur rapportent rien sont des gens stupides. L'auteur tient aussi ce raisonnement avec les politiques et certains électeurs.

Ce sont certes des raisonnements simplistes et épurés, mais ils permettent à l'auteur de manier l'ironie et la critique. Car il énonce qu'il y a autant de gens stupides dans chaque catégorie humaine, indépendamment de la race, de la nationalité, du sexe ou de la classe sociale. La stupidité existe même chez les Nobel.

La dernière loi extrapole le raisonnement au niveau de la société. Pour qu'une société soit en évolution, il faut augmenter la part des intelligents, des crétins et des bandits à tendance intelligente.

Ce petit fascicule fut une pause littéraire très agréable dans mon programme et je me suis amusée, comme le suggère l'auteur, à me définir sur ce graphique explicatif. Souvent les actes me définissent comme un crétin, mais je me suis rassurée en me positionnant sur la zone des crétins intelligents.

Laissez vous tenter par cet humour anglais et cette ironie légère.

Je remercie babelio et les Éditions PUF pour cette agréable récréation.

 


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La retraite de l'aumônier, Muenier, Suel

20 Mars 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

Ju_Alexis_Muenie_4df089151dc9b.jpgTitre : La retraite de l'aumônier

Peintre : Jules-Alexis Suel

Lecture de Lucien Suel

Editeur : Invenit

 

Présentation de l'éditeur :

Dans cette ronde narrative joliment menée par Lucien Suel, lʼécrivain a su capter lʼimportance originelle du regard dans la peinture, puissamment mise en oeuvre dans lʼoeuvre de Jules- Alexis Muenier, La Retraite de lʼaumônier (1887) exposée au musée de Cambrai. Lucien Suel nous livre tour à tour les points de vue de ceux qui donnent du sens à ce tableau. Nous nous surprenons à chercher le ciel dans le haut du tableau tandis que le regard divin se pose sur ce serviteur de Dieu. Les mots de Lucien Suel nous guident à travers le tableau et nous donnent à entendre le vieil abbé, absorbé par la contemplation du déroulement de sa vie. En se remémorant affectueusement le bréviaire que lui donna le modèle de son sujet, le peintre lui aussi prend la parole et donne par là-même toute son importance à la figure centrale de la toile et de son ekphrasis : le bréviaire, la sainteté des Ecritures et lʼimmuabilité des mots, ce lieu intime où lʼécrivain et le peintre se rencontrent.

Né en 1863 à Lyon, Jules-Alexis Meunier est admis à l’école des beaux-arts de Paris à 18 ans, où il devient l’élève de Jean-Léon Gérôme. Il se lie d’amitié avec le peintre Pascal Dagnan-Bouveret. En 1887, grâce au Bréviaire, il obtient une médaille au Salon des artistes français, dont il deviendra sociétaire. Comme nombre de peintres, il fait en 1887-1888 un voyage au Maroc et en Algérie. En 1891, La Leçon de catéchisme est exposée au musée du Luxembourg à Paris. En 1895, il est fait chevalier de la légion d’honneur et est nommé conservateur du musée municipal de Vesoul en 1895. Une grande partie de son œuvre fut réalisée à Couvelon, en Haute-Saône, où son beau-père a acheté le château de Gérôme. En 1920 il obtient la médaille d’or à l’exposition universelle. Surnommé « le petit maître de Couvelon », peintre de genre et éminent représentant du naturalisme, Jules Alexis Muenier a peint près de 200 toiles parmi lesquelles de nombreuses scènes de la vie quotidienne dans les campagnes haut-saônoises, aujourd’hui exposée à Vésoul et Besançon mais également Montréal, Sydney, Melbourne, et Philadelphie.

 

La_retraite_de_l-aumonier_ou_Le_breviaire.jpg

Mon avis :

Je ne reviens pas sur la qualité de cette collection qui nous fait découvrir une oeuvre, un peintre et un auteur.

Lucien Suel fait intervenir trois narrateurs pour la lecture de ce tableau de Jules-Alexis Muenier. Vont se succéder le peintre, les pensées de l'aumônier et la voie divine.

Ces trois voix traduisent la simplicité, la maturité de l'aumônier au terme de sa vie. Le style et la construction du récit m'ont inspiré compassion et admiration pour ce vieil homme. Les traits de son visage fatigué, ses pensées simples et concrètes résument une vie de dévotion consacrée au bonheur des autres.

Il y a beaucoup de respect dans les sentiments du peintre, conscient de son succès et de ce qu'il doit à cet aumônier qui a posé pour lui et qui lui a légué son bréviaire.

L'auteur fait une très belle lecture de ce tableau. Il nous apaise grâce à des valeurs simples d'altruisme, de respect au milieu de ce jardin reposant, des rides et du regard fatigué de ce paisible aumônier.

 

J'ai acheté ce livre sur le stand Invenit au Salon du Livre de Paris et je remercie celle qui me l'a conseillé.

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Un rideau d'arbres

24 Février 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

arbresTitre : Un rideau d'arbres

Photographe : Richard Baron

Texte : Olivier de Solminihac

Editeur : Light Motiv

Date de parution : janvier 2012

 

Présentation de l'éditeur :

UN RIDEAU D'ARBRES est un dialogue innovant entre littérature et photographie. La matière du livre est créée pendant le temps de la transformation d'une cité minière: Libercourt. Richard Baron, photographe, rencontre les habitants, collecte leurs portraits, leurs attitudes, les images des lieux détruits ou rénovés. Il organise son reportage en séries. Olivier de Solminihac, écrivain, le  rejoint sans  se déplacer. Chez lui, il reçoit les images de Richard comme les cailloux d'un sentier à suivre. Olivier, sans venir à Libercourt, invente à chaque fois une fiction, une nouvelle littéraire.

 

Mon avis :

Voulez-vous traverser ce rideau d'arbres pour découvrir le dernier album paru chez Light Motiv? Vous y découvrirez de superbes photos réalisées par Richard Baron lors d'un reportage â la cité 1940 de Libercourt ( â côté de Lens dans le Pas de Calais). Les portraits sont éclatants de réalisme, de simplicité.

J'ai retrouvé les façades de briques typiques de la région, les terrils.

Le photographe parvient à proposer de belles photos de maisons en ruine, de ciels gris, de coins perdus dans la forêt parce que ses couleurs, ses contrastes sont éblouissants.

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Sur ce reportage photo, Olivier de Solminihac invente des histoires. Il n'est pas allé sur place, il se laisse emporter par les photographies. Ses nouvelles sont empreintes de solitude, d'exil, de nostalgie, de rêve. La première histoire nous mène en Pologne à la recherche de racines. La seconde histoire est touchante par la solitude d'une veuve qui "tient compagnie à la télévision" et peine sous "le poids de ce qui n'est plus là.". Parce que les phrases sont belles et les images poignantes. Ainsi, comment ne pas être touché par cette analogie entre ces jeux qui permettent d'attraper  des petites peluches grâce à une pince articulée  à la "Ducasse" (encore un mot qui me rappelle mon enfance, un mot du nord qui identifie les fêtes foraines des petites communes), et les pinces de pelleteuses qui détruisent les maisons, ou les pinces du patronat ou de Dieu qui s'abattent sur les ouvriers.

Il faut avouer que les histoires noircissent le décor avec la solitude de la retraite, les fantômes des jardins, le souvenir des massacres de la forêt. Mais, elles font réfléchir sur l'humanité qui se cache derrière le rideau.

" Il y a tellement de gens à qui il faut de l'or pour qu'ils voient des richesses. Je les plains."

" Et les histoires que j'entends me sont bien plus précieuses que tout l'or du monde."

 

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Richard Baron et Olivier de Solminihac nous ont enrichis de leurs photos et de leurs histoires. Ils nous ont fait découvrir comment une région sinistrée peut dévoiler des sourires, des écrins de verdure, des histoires d'hommes et de femmes qui tiennent à leurs rêves.

 

 

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Je remercie club libfly et les Éditions Light Motiv qui, chaque fois, me plonge avec nostalgie et bonheur dans la région de mon enfance. 

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Les médias en Méditerranée

11 Février 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

medias.jpgTitre : Les médias en Méditérranée

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 398

Date de parution : 6 avril 2009

 

 

Présentation de l'Editeur :

Depuis les années 1990, la généralisation des télévisions satellitaires et l'avènement d'Internet ont bouleversé le paysage médiatique et contribué à une modification profonde du rapport entre les populations et l'information. Désormais acteurs politiques à part entière, les médias entretiennent des liens à la fois conflictuels et ambigus avec les différents pouvoirs - politique, judiciaire, religieux, financier... - et pèsent directement sur les relations internationales. Interrogeant l'histoire, multipliant les approches et les exemples - de l'Italie au Liban, de l'analyse de la sociologie du Web au traitement médiatique du conflit israélo-palestinien -, sondant l'évolution des imaginaires politiques et religieux, cet ouvrage se propose de mieux situer la place et le rôle des médias dans les sociétés méditerranéennes, et singulièrement dans les pays arabes. Loin des amalgames et des raccourcis abusifs, ce livre offre des éléments précieux pour appréhender une réalité nouvelle et complexe.

 

Mon avis :

J'ai choisi ce livre pour ma fille qui fait des études en Communication et plus particulièrement sur les Médias. Je n'ai pu résister à l'envie de le parcourir et de vous en parler.

C'est un livre très complet qui donne la parole à plusieurs rédacteurs professionnels, professeurs, chercheurs et journalistes. Il y a en fin de chapitres toutes les notes nécessaires pour se reporter aux textes de référence.

Le livre présente tout d'abord le panorama des médias, notamment la presse, puis les chaînes de télé et explique la métamorphose avec l'avènement du Web et le développement des chaînes satellitaires. Les évènements, par exemple la guerre du Golfe ou les changements politiques font évoluer le paysage médiatique. Le besoin de propagande satellitaire ou la force du discours oral (par exemple pour Ben Laden) accentuent le développement des chaînes. Mais la télé reste aussi, notamment pour les jeunes, une source de divertissement.

Ensuite, chaque chapitre s'intéresse à des pays différents : le Liban marqué par sa force identitaire, le Maroc avec beaucoup de presse écrite, l'Algérie démarre avec un paysage réduit qui s'intensifie vers 1990, la Syrie très réticente à la circulation de l'information, l'Italie berlusconienne).

La dernière partie donne une perception plus internationale puis une vision française. On y retrouve les polémiques sur la publication des Versets sataniques ou de caricatures de Mahomet.

L'intérêt de cet ouvrage est d'avoir différents points de vue et de nombreux exemples. C'est une analyse sociétale autour des médias qui jouent un rôle inévitable dans la politique, la religion et les conflits mondiaux.

Je remercie club libfly et les Éditions Actes Sud pour ce partenariat dans le cadre de l'opération pave-elyzad-barzakh

 

N'oubliez pas, pour les lillois, la rencontre du lundi 13 février à 18h30 à l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts de LILLE avec les Editeurs Barzakh, Elyzad et Actes Sud.

Pour ceux qui ne peuvent pas y assister, cette rencontre sera retransmise sur Libfly.TV le mercredi 15 janvier.

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Balise

4 Janvier 2012 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

baliseTitre : Balise

Photographies : Eric le brun

Textes : Elizabeth Gueuret

Editeur :Light Motiv

68 pages

Paru en décembre 2010

 

Présentation de l'Editeur :

En surface, chaque balise raconte une bribe d'histoire des profondeurs de la mer. Les marins s'y repèrent, naviguent entre elles. A terre, des hommes réparent, façonnent les bouées, les balises, et d'autres les déposent précisément en mer. C'est le récit de ces métiers en évolution, centré sur les Pharbal de Dunkerque, que trace ici Elizabeth Gueuret, sociologue qui étudie les mémoires du travail Eric Le Brun, photographe, accompagne les gestes attentifs des baliseurs, glisse avec eux dans leur regard sur les choses, sur la mer. Survient en fin du livre Marie, la sirène du sculpteur Léopold Franckowiak, comme une apparition, un dernier mirage marin BALISE est le troisième ouvrage de la collection "Long cours".

 

Mon avis :

L'intérêt de la lecture est de découvrir des horizons insoupçonnés. Light Motiv permet cette découverte de domaines inattendus, avec de jolies photos à l'appui. S j'ai eu l'occasion d'admirer des phares en bord de mer, je n'y connaissais absolument rien sur l'entretien et l'évolution des balises en mer. Il est bien dommage que tout ceci soit peut-être voué à la disparition avec le système GPS.

Si j'ai trouvé les textes un peu trop techniques et professionnels, j'ai vraiment admiré les photos qui subliment ces monstres d'acier quelquefois rouillés, perdus en mer ou monstrueux hors de l'eau tel l'albatros de Baudelaire.

Par contre, les dernières pages de texte sur la bouée sirène créé par l'artiste Léopold Franckoviak est très poétique,grâce à l'histoire de cette jeune anglaise qui a fait déposé ses cendres au pied de la bouée pour guider son fiancé disparu. C'est une très belle histoire et une jolie coutume de déposer des cendres au pied d'une bouée, repère fixe et symbole d'un point de rendez-vous.

Je remercie club libfly et les Éditions Light Motiv de me faire découvrir des domaines hors du commun que je n'aurais pas explorés  sans ce partenariat novateur.

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Terrils, Naoya Hatakeyama

16 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

terrilsTitre : Terrils

Auteur : Naoya Hatakeyama

Editeur : Light Motiv

 

 

Photographe :

Naoya Hatakeyama est né en 1958. Il obtint une maîtrise en Arts Plastiques à l'Université de Tsukuba en 1984. En 1997, il reçoit le prestigieux Prix de la photographie Kimura Ihei. Naoya Hatakeyana a re^résenté le Japon à la Biennale de Venise en 2001. Cet album fait suite à sa visite dans le bassin minier du Nord Pas de Calais en 2009-2010.

 

Mon avis :

La construction du livre est originale même si elle m' a un peu surprise au départ. L'auteur expose d'abord ses photos, sans légendes et sans commentaires.

Puis, je comprends qu'elles ont une place primordiale et parlent d'elles-même. Elles sont magnifiques, à la fois contrastées, lumineuses, avec de bons avant-plans. Il ne doit pas être facile de faire d'aussi jolis clichés avec des paysages tristes et peu esthétiques.

terrils3.jpg

Mais Naoya Hatakeyama a réussi à illustrer son texte car en parlant des terrils comme "des montagnes tombées du ciel", on perçoit cette luminosité astrale. Même trente ans après, elles témoignent d'une Histoire qu'il faut savoir perpétuer.

Bien sûr, au départ, j'ai regretté que les légendes soient reléguées en fin d'album. Puis, j'ai trouvé que cela permettait aux photos de livrer leur propre message.

Le texte, au milieu du livre, traduit en trois langues (français, anglais et japonais) est très poétique. Il insiste sur l'objectif du travail qui est de prolonger la mémoire des autres.

Je remercie club libfly et les Éditions Light Motiv qui m'ont fait découvrir ce livre dans le cadre de l'opération " Un éditeur se livre sur Libly."

 

 

terrils2.jpg

Désolée, mes photos scannées ne sont pas géniales mais je voulais vous en faire profiter.

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Marin, les élèves de la mer

3 Novembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

marinsTitre : Marin, les élèves de la mer

Texte : Elizabeth Gueuret

Photographies : Xavier Voirol

Editeur : Light Motiv

 

 

Ce livre m'a été envoyé par club libfly dans le cadre de l'opération "Un éditeur se livre".

J'aime beaucoup ces beaux albums qui enrichissent ma connaissance dans un domaine rare. Parce que le monde des marins, je ne connaissais pas du tout.

Elizabeth Gueuret, avec sa vision de sociologue montre bien l'évolution de ce métier. Fini aujourd'hui l'ancien mousse qui apprenait sur le tas et ne savait souvent pas nager, les élèves étudient maintenant la sécurité, l'informatique, le développement durable, la météo...

C'est dorénavant un métier très varié et il y a beaucoup de choses à apprendre tant à l'école que pendant les nombreux stages en mer.

Il y a maintenant quelques filles qui suivent cette formation, avec sûrement plus d'appréhension pour l'équilibre familial.

Quant aux photos, Xavier Voirol a su saisir la candeur de la jeunesse, cette fierté parfois ou l'étonnement. Les portraits montrent l'intérêt des jeunes pour ce qu'ils découvrent. Le métier de marin, longtemps dévalué, est maintenant diversifié mais il reste toujours l'attrait de la vie à bord (mise en évidence dans la photo page 55).

Je tiens à remercier Libfly et les Editions Light Motiv pour cette découverte.

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Le feu

13 Septembre 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

 

lefeuTitre : Le feu

Auteurs : Barbusse/ Boucq

Editeur : Invenit

Date de parution : juin 2009

 

 

Le mot de l'Editeur :

L’idée de cet ouvrage est née d’une rencontre, une rencontre presque fortuite entre deux hommes. Un siècle les sépare, mais pourtant tout les rapproche. À François Boucq le trait ciselé, percutant. À Henri Barbusse les mots crus, justes, claquants de précision ; car il fallait au moins cela pour témoigner d’une guerre sur laquelle tout a été dit, ou presque. De tous ces mots qui sont autant d’images. De cette horreur banalisée partagée par ces millions d’hommes partis la fleur au fusil pour une « affaire » qui ne devait pas durer et dont le destin s’est irrémédiablement enfoncé dans une interminable descente aux enfers. Embourbé dans l’absurde, dans l’ironie tragique des choses qui a vu, comme jamais encore, monter une profonde humanité à mesure que le conflit les précipitait dans l’enfer. Comme un dernier soubresaut de la bête qui refuserait de vendre son âme au diable, comme une ultime rébellion de la chair à canon. C’est de ce phénomène, certainement unique, que cet ouvrage a choisi de témoigner. Du destin de ces hommes victimes de la « sale guerre », dont le quotidien ne fut que peur, boue, ennui, vermine, cadavres, mais si profondément humains, touchants dans leurs élans de fraternisation, dans leurs tentatives de mutinerie et plus encore dans le regard qu’ils étaient encore capables d’avoir pour l’autre, alors qu’ils étaient eux-mêmes plongés au plus profond de l’horreur.

 

Mon avis :

 

Henri Barbusse a écrit Le feu pour témoigner de ce qu'il a vu dans les tranchées. Sa différence est de parler vrai des hommes qui l'accompagnent. Il refuse que l'on modifie ses mots. Les hommes existent avec leur nom, leur patois.

Boucq, illustrateur lillois, image ses propos. Il y a une juxtaposition des légendes réalistes et des textes métaphoriques de Barbusse.

La réunion de ces extraits constitue un témoignage complet sur l'horreur de la guerre des tranchées, mais aussi sur les débuts de l'aviation, les occupations artistiques des poilus, du rôle des chiens, des progrès de l'industrie et de la recherche médicale.

C'est un récit violent, mais humain qui souligne la proximité des combattants ennemis lors des fêtes, des hommages aux morts ou des prières.

Les dessins sont en adéquation avec le texte de Barbusse. Ils sont parfois simplistes mais le regard des hommes est assez évocateur, leurs blessures atroces, leurs allures sont conformes au récit. L'illustrateur reproduit parfaitement les paysages fantomatiques décrits par Barbusse.

Le choix des extraits est pertinent et permet une vision réaliste et ouverte de ce conflit.

Je remercie   club libflyet les Editions Invenit pour l'envoi de ce très beau document.

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Combat de coqs en Flandre

19 Mai 2011 , Rédigé par Jostein Publié dans #Documents

coqTitre : Combat de coqs en Flandre de Rély Cogghe

Auteur : Jean-Bernard Pouy

Editeur : Invenit collection Ekphrasis

 

 

 

 

Résumé

Une lecture de Jean-Bernard Pouy d’après l’œuvre de Rémy Cogghe

 « Au moins, avec la peinture de la fin du XIXe siècle, il y a, sans vilain jeu de mots, à croûter » : avec sa gouaille habituelle, Jean-Bernard Pouy ouvre l’exercice qui lui a été confié et livre son interprétation du Combat de coqs en Flandre (1889) conservé au musée La Piscine à Roubaix. Il frime, il tergiverse, il tourne autour de la toile tel un fauve entêté. Il y fait intriguer Zola, y reconnaît Victor Hugo, « notre Totor national », en spectateur omniscient, présidant cette assemblée de parieurs qui incarnent à la fois la France qui travaille et la France qui dirige dans une bataille qui pourrait tout aussi bien avoir comme décor la scène d’un théâtre que celle de l’hémicycle. Faussement enveloppée d’une verve triviale, c’est une réflexion habile sur la tradition et l’interprétation dans l’art que nous livre Jean-Bernard Pouy

Mon avis :

Transféré sur mon nouveau blog :

http://surlaroutedejostein.wordpress.com/2011/05/19/combat-de-coqs-en-flandre-jean-bernard-pouy/

 

Je remercie club libfly qui m'a permis de lire ce livre dans le cadre de l'opération "Un éditeur se livre"

 

Je remercie l'Editeur pour cette collection exceptionnelle, qui associe même au livre envoyé un  marque-page aux couleurs de l'oeuvre du peintre d'une grande beauté.

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